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JAKARTA - Le président des États-Unis Donald Trump a de nouveau lancé une menace de tarifs douaniers, cette fois visant le Canada. Cette mesure émerge peu de temps après que le Canada a conclu un accord commercial préliminaire avec la Chine, qui a réellement suscité de fortes critiques de la part de la Maison-Blanche.

En lançant Carcsoops, mardi 27 janvier, Trump a déclaré que la collaboration était un desastre pour le Canada. Il a eveń accusé la Chine d’écraser le Canada vivant et a prévenu que l’accord pourrait potentiellement détruire l’entreprise et le mode de vie de la population canadienne en general.

Sans s'arrêter là, Trump a menacé d'imposer des tarifs allant jusqu'à 100% sur les produits canadiens si le pays continuait de poursuivre la coopération commerciale avec la Chine. Il a également rejeté fermement la possibilité que le Canada soit utilisé comme voie de transit pour les marchandises chinoises vers les États-Unis.

« Si le Premier ministre Mark Carney pense que le Canada peut devenir un port de transit pour la Chine pour envoyer des produits aux États-Unis, il se trompe grandement », a déclaré Trump.

En répondant à ces pressions, Carney a insisté sur le fait qu’il n’y avait pas de plan pour un accord de libre-échange complet avec la Chine. Selon lui, l’accord dont on a discuté vise simplement à réparer un certain nombre de questions commerciales apparues au cours des prévcères années.

Cependant, la proposition contient toujours des changements importants, y compris le plan de réduction des tarifs sur les véhicules électriques (VE) d’origine chinoise de 100 % à seulement 6,1 %. Le Canada ouvrira également un robinet d’import jusqu’à 49 000 VE chinois par an, qui pourrait augmenter à environ 70 000 unités à l’avenir.

En contrepartie, la Chine aurait baissé les tarifs sur les exportations de viande de porc, de produits de la mer et d’huile de canola canadiens. Le plan a immédiatement suscité le rejet de l’Association des constructeurs automobiles du Canada.

Ils estiment que cette politique risque de nuire à l’industrie automobile nationale et de menacer l’avenir de la chaîne d’approvisionnement automobile nord-américaine, qui est depuis longtemps intégrée. Il faut noter que les trois membres principaux de l’association sont Ford, General Motors et Stellantis, les fabricants qui pourraient être les plus touchés si les véhicules chinois inondaient le marché canadien.

D'autre part, le New York Times a rapporté que Carney est optimiste quant à ce que la Chine effectue un investissement majeur dans le secteur automobile canadien au cours des trois prochaines années. Cette déclaration indique la possibilité que de nombreux constructeurs automobiles chinois construisent des installations de production directes au Canada.

Le média cite également un professeur de l’Université du Michigan qui estime que si Ford et GM continuent de perdre du terrain aux marques chinoises. Les deux pourraient alors devenir des fabricants de niche se concentrant sur les pick-up et les SUV, des segments encore forts sur le marché américain.

Plusieurs observateurs estiment que cette situation est inextricablement liée aux effets de la guerre commerciale de l’ère Trump et à la détérioration des relations entre les États-Unis et le Canada. Avec la révision de l’accord controversé USMCA à l’horizon, le Canada est censé être coincé et contraint de chercher de nouvelles opportunités au milieu de l’incertitude des relations avec Washington.


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