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JAKARTA - Le chef du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a condamné lundi les « menaces délibérées » contre des cibles civiles qui ont marqué l’élargissement de la guerre au Moyen-Orient.

Sans nommer de partie, la présidente du CICR Mirjana Spoljaric a dit qu'il y avait eu une destruction massive d'infrastructures « importantes » et que « aucune guerre menée sans limites n'est conforme à la loi » et « ne peut être justifiée ».

Spoljaric a parlé alors que le conflit s'est acheminé vers un nouveau point de crise avec le président américain Donald Trump qui a menacé d'attaquer les ponts et les centrales iraniennes à moins que l'Iran ne rouvre le détroit d'Hormuz aux navires internationaux.

Le chef du CICR, dont l'organisation est considérée comme la principale gardienne des conventions de Genève, a prévenu sur la marche de la guerre depuis son début le 28 février avec les attaques américaines et israéliennes contre l'Iran.

En réponse à cette attaque, l'Iran a lancé des attaques en retour contre les pays du Golfe et Israël.

« Les menaces délibérées, que ce soit dans la rhétorique ou dans les actes, contre les infrastructures civiles importantes et les installations nucléaires ne doivent pas devenir la nouvelle norme dans les guerres », a déclaré Spoljaric dans une déclaration, rapporte Al Arabiya de l’AFP (6/4).

« Toute guerre menée sans limites n’est pas conforme à la loi. Cela n’est pas justifié, inhumain et détruit toute la population », a-t-il affirmé.

« Les États doivent respecter et veiller au respect des règles de la guerre, tant dans ce qu’ils disent que dans ce qu’ils font. Le monde ne peut pas céder à une culture politique qui donne la priorité à la mort plutôt qu’à la vie », a déclaré Spoljaric.

Le président du CICR a déclaré que dans toute la région du Moyen-Orient, les équipes du CICR « ont vu la destruction d’infrastructures essentielles à la vie civile. Les centrales électriques, les systèmes d’eau, les hôpitaux, les routes, les ponts, les maisons, les écoles et les universités ont été la cible d’attaques.

« Le plus inquiétant est la menace potentielle contre les installations nucléaires. Toute erreur de calcul peut avoir des conséquences irréversibles pour les générations futures », a souligné le président du CICR.

« Je demande instamment aux parties de protéger les civils et les biens civils dans toutes les opérations militaires. C'est leur devoir en vertu du droit humanitaire international », a-t-il conclu.


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