JAKARTA - La Russie a exprimé son soutien sans réserve à la Vénézuéla, alors que le sud américain est confronté à un blocus de pétroliers soumis à des sanctions par les forces américaines stationnées dans les Caraïbes.
L'engagement de Moscou arrive à la veille d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) mardi pour discuter de la crise croissante entre Caracas et Washington.
Dans une conversation téléphonique, les ministres des affaires étrangères de la Russie et du Venezuela ont condamné les actions des États-Unis, qui comprennent des attaques contre des navires soupçonnés d'être impliqués dans le trafic de drogue et, plus récemment, la saisie de deux pétroliers.
« Les ministres ont exprimé leur profonde préoccupation face à l'intensification des actions de Washington dans la mer des Caraïbes, qui pourrait avoir des conséquences graves pour la région et menacer la navigation internationale », a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères au sujet de la conversation téléphonique entre Sergueï Lavrov et son homologue vénézuélien Yvan Gil, a rapporté Al Arabiya de l'AFP (23/12).
« La Russie réaffirme son soutien total et sa solidarité avec le leadership et le peuple vénézuélien dans le contexte actuel », a ajouté la déclaration.
Le communiqué de Moscou a indiqué que Lavrov et Gil étaient convenus dans leur conversation de « coordonner leurs actions sur la scène internationale, en particulier à l’ONU, pour garantir le respect de la souveraineté des États et l’absence d’ingérence dans les affaires intérieures ».
En attendant, Gil a abordé dans une publication sur Telegram « l’agression et les violations flagrantes du droit international commises dans les Caraïbes : attaques contre des navires, exécutions extrajudiciaires et actes de piraterie illégaux commis par le gouvernement des États-Unis » avec Lavrov.
Gil a déclaré que Lavrov avait affirmé le « soutien total de Moscou face à l'hostilité à notre égard ».
Hier, Gil a également lu une lettre signée par le président Maduro à la télévision publique, adressée aux États membres de l'ONU, qui a averti que le blocus américain « affecterait les approvisionnements en pétrole et en énergie » à l'échelle mondiale.
Il est connu que les forces américaines ont lancé des attaques contre des navires que Washington a revendiqués, sans fournir de preuves, comme des navires qui ont fait le trafic de drogue dans les Caraïbes et l'océan Pacifique oriental depuis septembre.
Plus de 100 personnes ont été tuées, dont plusieurs pêcheurs, selon leurs familles et les autorités.
Le président américain Donald Trump a également annoncé le 16 décembre un blocus contre les « pétroliers soumis à des sanctions » qui se rendent en et depuis le Venezuela.
Il a affirmé que Caracas sous le président Nicolas Maduro utilisait l'argent du pétrole pour financer le « terrorisme de la drogue, le trafic d'êtres humains, les meurtres et les enlèvements ».
Le dirigeant de la Maison-Blanche a également accusé le Venezuela de prendre « tout notre pétrole », dans une déclaration qui semble faire référence à la nationalisation du secteur pétrolier du pays, et a déclaré : « nous voulons le récupérer ».
Caracas, à son tour, craint que Washington ne tente de faire un changement de régime, et accuse Washington de mener une « piraterie internationale ».
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