La Norvège propose d'explorer les ressources pétrolières près des côtes alors que les prix des carburants augmentent
JAKARTA - Le gouvernement norvégien a annoncé de nouvelles zones d’exploration offshore pour développer davantage le secteur pétrolier du pays en raison des prix de l’énergie qui ont grimpes au régime de la fermeture du Diable de Hormuz au milieu de l’intensification des tensions entre les États-Unis, Israël et l’Iran.
Le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store a déclaré que son pays offrait 70 nouveaux blocs à explorer dans le cadre du cycle de licence annuel de l’allocation dans les zones détermines (APA), selon un rapport de la station de TV NRK.
Il a décrit cette mesure comme faisant partie des efforts visant à développer davantage le secteur pétrolier du pays.
Selon Anadolu, mardi 5 mai, les blocs sont répartis dans trois zones: 38 dans la mer de Barents, 10 dans la mer de Norvège et 22 dans le Nord.
Le schéma APA est un cycle annuel fixe qui permet aux entreprises de demander des droits d’exploration dans des zones déjà ouvertes et considérées comme bien explorées par les autorités.
Plusieurs blocs nouvellement proposés sont plus proches de la côte que lors des tours précédents, marquant une expansion sans précédent des activités d'exploration dans les zones proches de la côte sous le système APA.
Cette annonce intervient alors que les prix de l'énergie sur les marchés mondiaux sont en hausse, la Norvège restant le principal fournisseur d'huile et de gaz en Europe.
Les tensions régionales ont augmenté depuis que les États-Unis et Israël ont lancé une attaque contre l'Iran le 28 février, provoquant des représailles de Téhéran contre Israël et les alliés américains dans le Golfe, parallèlement à la fermeture du détroit d'Ormuz.
Le cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril grâce à la médiation du Pakistan, mais les pourparlers à Islamabad n’ont pas abouti à un accord. Le cessez-le-feu a ensuite été prolongé par le président américain Donald Trump sans date limite.
Les prix du pétrole ont grimpé fortement cette année en raison du conflit au Moyen-Orient et de la fermeture effective du détroit d’Ormuz, qui perturbe les flux de brut, de carburant et de GNL, forçant les commerçants à tenir constamment compte des risques d’approvisionnement et de livraison.
Le détroit d'Ormuz relie la mer d'Oman à la mer d'Arabie et constitue un couloir important pour les exportations d'énergie des principaux producteurs, dont l'Arabie saoudite, l'Irak, les Émirats arabes unis, le Koweït, le Qatar et l'Iran.