JAKARTA - Le Sud de la Corée prépare actuellement une application mobile qui permettra aux victimes de harcèlement de surveiller la position de l’agresseur en temps réel lorsqu’il se trouve à leurs alentours. Cette initiative a été annoncée par le Ministeré de la Justice de la Corée du Sud mercredi 3 decembre dans le cadre de la révision de la loi sur la surveillance electronique qui a été approuvée par le gouvernement.
L’application est dédiée à fournir des informations de localisation precièuses aux victimes, différement du système actuel qui ne réglera que des alertes par message texte sans montrer la position exacte de l’auteur. Le ministeré explique que le système ancien rend difficile pour les victimes de connaître la direction de la marche de l’auteur et de prendre des mesures d’évasion.
En vertu de la nouvelle loi, les victimes pourront voir la position de l’auteur sur la carte via leur mobile. Il est esperé que cette mesure permettra aux victimes de s’évacuer rapidement vers un lieu de śécurité. La position de l’auteur est elle-memée tracée à travers un appareil electronique qu’il leur faut porter.
Le ministère de la Justice a également déclaré qu’il s’efforçait d’intégrer ce système de suivi dans le système national d’urgence, afin que la police puisse être rapidement mise en place pour fournir une protection si la situation l’exige. Cette intégration devrait être achéveée l’an prochain, selon les reportages des médias locaux.
Les vagues de critiques concernant le nombre élevé de cas de harcèlement en Corée du Sud ont délevé́ ces derniers années. Cette phénomène est perçu comme faisant partie du problème de la violence contre les femmes, qui comprend aussi les cas de caméras espionnes et les menaces contre les activistes feministes.
En 2022, le public a été secoué par le cas de même d’une jeune femme par son ancien côté qui l’avait suivie pendant des années. Bien que la victime ait déclaré à maintes reprises, le prédateur n’a jamais été arrêté ni soumis à une ordonnance de protection car il a été consideré comme peu risquéux.
Le Sud-Koréa a commencé à appliquer la loi anti-stalking en 2021, qui prévoit des peines allant jusqu’ à trois ans de prison et des amendes maximales de 30 millions de wons. Il y a un an, le Parlement a révisé de nouveau la loi afin de réduire le seuil de poursuites contre les auteurs.
Les données du ministère de la Justice montrent que les rapports de cas de harcèlement ont bondi de 7 600 rapports en 2022 à plus de 13 000 cas en 2024. Cette hausse marque une demande croissante de la part du public pour que l’État offre une protection plus efficace aux victimes dans des espaces publics de plus en plus numériques.
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