JAKARTA - Le constructeur automobile chinois BYD a commencé à examiner les mesures d’expansion en Inde en envisageant une option d’assemblage local. Cette stratégie émerge en réponse à la forte demande du marché, qui s’oppose à la stricte réglementation des importations de vehicules complets dans le pays.
Citant des sources connaissant les plans de l’entreprise, cette évaluation a été menée après une hausse des commandes qui a été mise à rude épreuve par les réserves de BYD en raison des régimes de quotas d’importation en vigueur. Cité par Y-Auto, jeudi 29 janvier, la demande des consommateurs a dépassé la capacité de distribution de l’entreprise en vertu du système de réglementation actuel.
Le gouvernement indien limite les importations de véhicules complets (completely built-up/CBU) à 2 500 exemplaires par modèle chaque an. Cette politique constitue un défi particulier pour BYD, compte tenu du fait que les concessionnaires locaux auraient reçu des centaines de commandes.
D'autre part, la plupart des stocks pour le trimestre décembre ont été vendus. En dépit de la charge de droits d'importation de 110% pour les voitures entières, les ventes de BYD en Inde ont continué à grimper d'environ 88% au cours de l'an dernier à environ 5 500 unités.
L’entreprise applique également une stratégie de prix agressive, avec certains modèles positionnés comme plus abordables que les concurrents tels que Tesla. Pour contourner les obstacles réglementaires tout en réduisant les coûts, BYD est censé étudier un schemàme d’assemblage semi-knocked-down (SKD).
Cette méthode permet d’importer des vehicules à mi-chemin, puis de les assembler localement. Les acteurs de l’industrie disent que l’approche SKD peut potentiellement réduire les tarifs d’importation d’environ 70 pourcent à environ 30 pourcent.
En plus d’être plus économique, ce schème est perçu comme pouvant accélérer le processus d’autorisation par rapport à la fourniture d’automobiles dans un état de préparation complet. Auparavant, l’Inde avait rejeté la proposition de BYD de construire une usine d’assemblage complet.
Maintenant, les discussions portent sur des options de coûts plus bas par le montage de composants semi-finis. La mise en œuvre du plan est toujours en attente d’une visite de l’équipe de direction de BYD en Inde.
Actuellement, BYD commercialise plusieurs modèles dans le pays de Bollywood, y compris le SUV électrique compact Atto 3 et le MPV eMax7. L’entreprise propose également les berlines Sealion 7 et Seal, qui ont obtenu l’approbation pour être importées au-delà des quotas standard.
Le discours sur le passage à l’assemblage local vise à étendre la capacité d’expédition des véhicules aux consommateurs sans violer les règles d’importation. Cependant, le plan est encore à l’étude et n’a pas été officiellement confirmé par BYD ni par les régulateurs indiens.
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