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JAKARTA - Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a critiqúe le président Donald Trump, disant que le dirigeant des États-Unis n’avait pas le droit de menacer d’autres pays, dans une interview publiée en Espagne jeudi.

Les commentaires du président Lula sont apparus après que le président Trump a cette semaine averti que « toute civilisation mourrait » en Iran si le pays ne rouvre pas le détroit d’Ormuz.

« Trump n’a pas le droit de se réveiller le matin et de menacer un pays », a déclaré le président Lula au quotidien espagnol El Pais, rappelant que la Constitution des États-Unis partage les pouvoirs sur la guerre et les politiques étrangerées entre le Congres et le président, rapporte Al Arabiya de l’AFP (16/4).

« Il est essentiel que les dirigeants en place assument une plus grande responsabilité dans le maintien de la paix », a ajouté le président de 80 ans.

Il est connu que Lula et Trump (79) sont opposés sur des questions telles que le multilatéralisme, le commerce international et la lutte contre le changement climatique.

Les relations entre Brasilia et Washington restent tendues, malgré une rencontre entre les dirigeants l'an dernier qui a contribué à apaiser les tensions et a entraîné une réduction des tarifs commerciaux.

À cette occasion, le président Lula a de nouveau appelé à la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, y compris l'abolition du droit de veto détenu par les cinq membres permanents et l'inclusion de plus d'États d'Afrique et d'Amérique latine.

« Il est temps de redéfinir l’Organisation des Nations unies pour lui donner de la crédibilité, sinon Trump a raison », a-t-il dit, se référant aux critiques du président américain selon lesquelles le système international de l’après-guerre n’est plus efficace.

Le président Lula s'est adressé au journal avant sa visite en Espagne, où il rencontrera le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez et participera à un forum des dirigeants progressistes.

D'autres participants à la réunion à Barcelone samedi incluent la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum et le président sud-africain Cyril Ramaphosa.


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