JAKARTA - Le débat sur le placement de la Police nationale de la République d’Indonésie (Polri) sous le ministère a de nouveau rencontré des obstacles. Le dernier sondage du Centre pour l’action stratégique indonésienne (CISA) montre une opposition très forte du public à cette idée. 81,2 pourcent des répondants ont exprimé leur désaccord ou leur mécontentement si la police était sous le ministère.
Les résultats de l’étude, qui ont été presenteśes à Jakarta, vendredi 30 janvier, montrent que la majorité de la population souhaite toujours que la police soit une institution indépendante et professionnelle. Sur l’ensemble des répondants, 65,5 pourcent ont fermement déclaré qu’ils ne sont pas d’accord, tandis que 15,7 pourcent d’autres ont déclaré qu’ils sont peu d’accord. Ce chiffre place le rejet du public à un niveau dominant et consolidé.
Le directeur exécutif de CISA, Herry Mendrofa, a estimé que les conclusions reflétaient l’attitude de la population relativement constante dans la perception de la position de la police dans le système de gouvernement. Selon lui, le public estime que le placement de la police sous le sceau d’un ministeré peut perturber l’indépendance et la neutralité de l’institution de l’application de la loi.
« Cela montre une inquiétude publique réelle. Les gens ne voient pas le changement de structure comme la principale solution, mais comme une opportunité d’ouvrir la porte à une intervention politique », a déclaré Herry.
L’étude a également revélé que le taux d’approbation de la discussion était treś bas. Les répondants qui ont été d’accord n’ont été que 4,2 pourcent et ont été d’accord 1,1 pourcent, soit 5,3 pourcent au total. En même temps, 7,4 pourcent ont été assez d’accord et 6,1 pourcent n’ont pas donné de réponse.
D'autre part, le soutien à l'ind́ependance de la police est relativement fort. 61 pourcent des répondants ont déclaré qu'ils sont d'accord pour que la police reste une institution ind́ependiente, tandis que 29 pourcent ne sont pas d’accord et environ 10 pourcent n’ont pas déterminer leur position. Toutefois, cette réalisation montre aussi qu’il existe encore des espaces pour l’amélioration de la literamé et de la communication publique concernant la reforme de la police.
Les inquiétudes du public sont de plus en plus évidentes lorsque les répondants sont invités à évaluer l’impact de la mise en place de la police au sein du ministère. Environ 67 % des répondants pensent que cette mesure a le potentiel de réduire l’indépendance de la police. En fait, 60,2 % des répondants pensent qu’il existe un risque de politisation de l’application de la loi si la police est directement sous la structure ministérielle.
« La population considère l’indépendance de la police comme une condition essentielle pour l’application de la loi juste. Par conséquent, la majorité continue d’appuyer le fait que la police résiste au président, pas au ministeré », a déclaré Herry.
Il est interessant de noter que le sondage a confirmé que le public ne consid́erait pas un changement de structure institutionnelle comme une réponse aux problémes de performance de la police. 76,7 pourcent des répondants ont déclaré que le placement de la police sous le sceau du ministeré n’était pas la solution principale pour réformer la performance. Seule 2,7 pourcent n’a pas été d’accord, tandis que le reste a choisi de ne pas savoir ou de ne pas répondre.
Au contraire, l’approche de la reforme interne a été soutenue par un soutien fort. Un nombre de 70,2 pourcent des répondants croyaient que la reforme du système interne de la police — de la professionnalisme, de la transparence, à la responsabilisation — était plus importante que le changement de la structure institutionnelle. Un nombre de 22,3 pourcent des répondants ont déclaré qu’ils ne savaient pas, et le reste n’a pas encore de position ferme.
L’enquête CISA a été menée du 21 au 26 janvier 2026 sur 1 135 répondants dans 29 provinces. La méthode utilisée était une interview face à face et le remplissage d’un questionnaire, avec un marge d’erreur de 2,7 pourcent et un niveau de confiance de 95 pourcent. Les répondants comprennent les citoyens de 17 ans et plus ou qui ont le droit de vote, dans les zones urbaines et rurales.
Ces conclusions montrent un message clé: le public ne rejette pas la réforme de la police, mais rejette les solutions considérées comme risquant de compromettre l’indépendance. Dans l’opinion publique, la réforme de la police est plus urgente de l’intérieur, pas en déplaçant la ligne de commandement vers le bas du ministère. Dans un climat démocratique sensible au pouvoir, l’indépendance des forces de l’ordre reste un prix de la mort.
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