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JAKARTA - Le Premier ministre isrálien Benjamin Netanyahu a été entendu mercredi 21 janvier commémorer son accord pour rejoindre le Conseil de la Paix de Gaza, créé par le président des États-Unis Donald Trump.

Netanyahu s'est auparavant opposé à la composition du conseil exécutif qui remplirait le Conseil de la paix de Gaza.

Le conseil dirigé par Trump a été initialement désigné pour accueillir un petit groupe de dirigeants mondiaux qui surveillaient le plan de cessez-le-feu de Gaza.

Mais l'ambition de Trump a pris une dimension plus large, en envoyant des invitations à des dizaines de pays et en laissant entendre qu'ils deviendraient bientôt des médiateurs du conflit à Gaza et au niveau mondial.

Netanyahu s’est ensuite irrité contre les États-Unis, principalement contre Trump, lundi 19 janvier. Netanyahu a senti qu’il devait être invité à discuter en premier lieu avant la formation du conseil, mais en fait non.

Netanyahu n'est pas non plus d'accord pour que la Turquie et le Qatar soient inclus dans le Conseil de la paix de Gaza créé par Trump.

Le ministre des Finances israélien de droite, Bezalel Smotrich, a le même jour que Netanyahu critiqué le conseil et a appelé Israël à assumer unilatéralement la responsabilité du futur de Gaza.

La composition

Les pays qui ont rejoint le conseil sont notamment les Émirats arabes unis, le Maroc, le Vietnam, la Biélorussie, la Hongrie, le Kazakhstan et l'Argentine.

D'autres pays, dont le Royaume-Uni, la Russie et l'exécutif de l'UE, ont dit avoir reçu une invitation mais n'avaient pas encore réagi.

Parmi les membres du conseil administratif du Conseil de la paix de Gaza, on trouve le ministre des Affaires étrangères américain Marco Rubio, l’envoyé de Trump Steve Witkoff, le beau-fils de Trump Jared Kushner, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, le PDG d’Apollo Global Management Marc Rowan, le président de la Banque mondiale Ajay Banga et le représentant du conseiller à la sécurité nationale de Trump, Robert Gabriel.

Photo aérienne montrant les ruines à Rafah après le retrait des troupes israéliennes et pendant l'application de l'armistice, Gaza (doc UNRWA-Ashraf Amra)

La Maison-Blanche a également annoncé un autre membre du conseil, le Conseil exécutif de Gaza, qui, selon l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas concernant Gaza, sera responsable de la mise en œuvre de la deuxième phase.

La deuxième phase comprend le déploiement de forces internationales de sécurité, le démantèlement des armes du Hamas et la reconstruction des zones détruites par la guerre.

Le conseil supervisera également le nouveau comité palestinien de techniciens qui gérera les affaires quotidiennes de Gaza.

Le politicien bulgare et représentant spécial des Nations unies pour le Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, a été nommé représentant du Conseil exécutif de Gaza qui supervise les affaires quotidiennes du conseil.

Les membres supplémentaires incluent: Witkoff, Kushner, Blair, Rowan, le ministre des Affaires étrangères turc Hakan Fidan ; le diplomate qatari Ali Al-Thawadi ; Hassan Rashad, directeur de l'Agence générale de renseignement égyptienne ; la ministre des Émirats arabes unis Reem Al-Hashimy ; l'homme d'affaires israélien Yakir Gabay ; et Sigrid Kaag, ancienne vice-première ministre néerlandaise et experte du Moyen-Orient.

Controverses

Le Conseil de la paix de Gaza a été créé par Trump. Lorsqu'il a été interrogé par un journaliste mardi 20 janvier sur le fait que le conseil devait remplacer l'ONU, Trump a dit : « Peut-être ». Il a insisté sur le fait que l'organisation mondiale « n'a pas été très utile » et « n'a jamais atteint son potentiel », mais a également dit que l'ONU devait continuer « parce que son potentiel est énorme ».

Cette déclaration a provoqué une controverse, certains affirmant que Trump avait l'intention de tenter de remplacer l'ONU. Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Noel Barrot a déclaré : « Oui, pour mettre en oeuvre le plan de paix proposé par le président des États-Unis, que nous soutenons pleinement, mais non pour créer une organisation telle que celle qui a été proposée, qui remplacerait l'ONU. »


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