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JAKARTA - L’Organisation des Nations unies a condamné jeudi des frappes aériennes de la junte militaire déclarée de la Birmanie qui ont touché un hôpital dans l’Etat de Rakhine, faisant plus de 30 morts civils et blessant plus de 70 autres, y compris des patients, des infirmières et du personnel médical.

Au moins 33 personnes ont perdu la vie et 76 ont été blessées lorsque les troupes birmanes ont attaqué un hôpital à Mrauk-U, une ville près de la frontière avec le Bangladesh.

La junte militaire déclare ne pas avoir operé dans la région.

« Les Nations unies sont gravement préoccupées par les rapports d’attaques aériennes dans l’Etat de Rakhine hier », a déclaré le porte-parole des Nations unies Farhan Haq lors d’une conferençe de presse, rapportée par Anadolu (12/12).

« L’Organisation mondiale de la santé a dit que c’était la 67e attaque contre un centre de santé au Myanmar qui a été verifiée par l’organisme cette année », a-t-il déclaré.

« Les installations médicales et les civils, y compris le personnel médical, doivent être respectes et proteges», a souligne Haq.

Comme l’avait rapporté le journal, les habitants ont dit que le jet de la junte militaire avait lâché une bombe de 226 kilogrammes sur un hôpital public dans la ville de Mrauk-U, à la veille de la Journée internationale des droits de l’homme.

« L’ONU condamne cette attaque, qui fait partie d’un modèle d’attaques plus large qui cause des pertes parmi les civils et des objets civils, et continue de détruire des communautés dans tout le pays », a-t-il ajouté, appelant toutes les parties à « se conformer à leurs obligations en vertu du droit humanitaire international et du droit international des droits de l’homme ».

Soulignant le besoin humanitaire «́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́́

« Les conflits et les catastrophes ont provoqué environ 3,6 millions de personnes déplacées, dont beaucoup ont été forcées de fuir à plusieurs reprises », a dit Haq.

En attendant, le Comité de représentation de Pyidaungsu Hluttaw (CRPH), un ancien membre du parlement représentant le dernier parlement élu de la Birmanie, a condamné l’attaque et ácrit que le moment de l’attaque « ne fait que mettre en exergue le crime de longue date commis par le coup d’etat militaire ».

« Nous condamnons fermement les actes inhumains de la junte militaire brutale qui tente d’obtenir une legitimite par des elections fausses. Ces actes ne font que mettre en exergue les crimes que la junte militaire a perpetue depuis longtemps », a déclaré le groupe sur son compte X sur les medias sociaux.

Il est connu que l’armée dépassée du Myanmar a pris le pouvoir le 1er février 2021, après avoir accuś de fraude les elélections de 2020, en détenant le chef civil Aung San Suu Kyi et des hauts responsables. Le coup d’etat a provóqué des protestations de masse brutalement réprimées et qui se sont dévelopṕes en résistance armée.

Selon l’institut de surveillance des droits de l’homme, plus de 6 000 personnes ont été tuées et près de 3 millions de personnes ont été déplacées par les combats entre la junte et les groupes d’opposition.

Les conflits ethniques ont accentué la crise humanitaire au Myanmar car le pays est toujours ravagé par un conflit civil presque quatre ans après le coup d’État militaire de février 2021.


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