L’État a finalement tracé une ligne ferme pour protéger les enfants dans l’espace numérique. Cette ligne s’appelle le Règlement gouvernemental n° 17 de 2025 sur la gouvernance de la mise en place de systèmes électroniques dans la protection des enfants, ou PP TUNAS. Ce règlement a été établi et promulgué le 27 mars 2025. Le gouvernement a également accordé un délai d’adaptation de deux ans au plus aux organisateurs de systèmes électroniques ou de plateformes numériques. Cela signifie que cette règle n’est plus un discours. Ce règlement est déjà en vigueur et doit être appliqué.
PP TUNAS est important car l’État ne considère plus les enfants comme des utilisateurs ordinaires. Dans cette directive, les plateformes digitales sont tenues d’adapter leurs services à l’état général des enfants, de garantir la securité des données des enfants, de limiter l’accès aux services à risque et d’appliquer des protéctions plus stricts. Les directives techniques ont ensuite été de nouveau éclarées dans le Réglement ministerâle de communication et de numerétique n° 9 de 2026.
Pourquoi cette règle est-elle importante? Parce que l’utilisation d’Internet en Indonésie continue d’augmenter. L’Institut de la statistique centrale (BPS) dans les statistiques des télécommunications indonésiennes 2024, publiées le 29 août 2025, a enregistré que 72,78% de la population indonésienne avait accès à Internet en 2024. Ce chiffre montre que l’espace numérique fait partie de la vie quotidienne. Les enfants grandissent dans cet espace. Par conséquent, la protection ne peut plus se baser uniquement sur les conseils aux parents. L’État doit être présent avec des règles claires.
Le monde numérique n’est plus seulement un complément, mais il domine la vie quotidienne. Dans un document officiel du ministère de la Communication et du Numérique, il est dit qu’environ 143 millions de personnes en Indonésie sont des utilisateurs de médias sociaux en 2025. Au milieu de cette ère, la question est simple. Est-ce que nous sommes prêts à voir les enfants grandir trop près des appareils et des médias sociaux, puis se reposer sur eux depuis leur plus jeune âge? Bien sûr que non. Les enfants doivent être initiés à la technologie. C’est OK. Mais nous ne voulons certainement pas que cette proximité se transforme en une dépendance dès le plus jeune âge. C’est pourquoi PP TUNAS est important comme clôture pour que les enfants ne soient pas trop vite introduits dans le monde numérique, dont les risques sont souvent plus grands que ce qu’ils comprennent.
Le problème, c’est que l’espace numérique n’est pas toujours sûr pour les enfants. Les risques qui se présentent souvent ne sont pas seulement l’exposition à la pornographie, mais aussi la cyberintimidation, la fraude en ligne, la dépendance à l’écran et l’abus des données personnelles. Par conséquent, le PP TUNAS n’est pas assez vu comme une règle administrative. Cette règle doit être comprise comme une tentative de l’État de rendre l’espace numérique plus sûr pour les enfants. Le but n’est pas de limiter les enfants excessivement, mais de les empêcher d’accéder trop rapidement à des services numériques qui ne correspondent pas à leur âge et à leur stade de croissance.
Ces inquiétudes ne sont pas sans fondement. Le directeur de l’Association indonésiaise des médécińs de l’enfance (IDAI), le Dr. Piprim Basarah Yanuarso, estime que les enfants ne sont pas assez matúres nérologiquement et psychologiquement pour faire face aux risques des médias sociaux sans accompagnement. Par conséquent, la limite d’age de 16 ans est perçue comme plus sûre. Cette évaluation est conforme à l’approche de la protection de l’enfance utilisée dans le PP TUNAS.
Les données officielles montrent egal̀ que la menace dans l’espace numérique n’est pas mineure. Le Comité indonésien pour la protection des enfants (KPAI) a souligné dans son communiqué officiel du 13 novembre 2024 les cas d’enfants victimes d’exploitation sexuelle en ligne. Dans ce communiqué, le KPAI a déclaré que dans un période de six mois, la police de Bareskrim a découvert 47 cas de diffusion de contenu pornographique, a arrêté 58 suspects et a déposé une demande de blocage de 15 659 sites pornographiques contenant du contenu pour enfants auprès de Komdigi. Ces données montrent que la protection des enfants dans l’espace numérique est urgente.
Cependant, les règles ne suffisent pas. Le gouvernement peut construire un mur, mais ce mur doit vraiment tenir. Ici, le défi pour le PP TUNAS. Cette réglementation sera valable si les plateformes numériques sont conformes, le gouvernement surveille de manière cohérente et les parents restent impliqués. Komdigi a également souligné que les plateformes devaient appliquer des restrictions d’accès aux enfants en fonction du niveau de risque du service. Cela signifie que la responsabilité ne doit plus être imposée uniquement aux familles. Les plateformes numériques doivent également assumer la responsabilité de la sécurité des enfants dans leurs services.
C'est pourquoi le PP TUNAS devrait être considéré comme une étape importante, même s'il est apparu après que les problèmes numériques concernant les enfants soient devenus plus visibles. Cette règle donne au pays une base juridique plus claire pour agir. Mais la mesure de son succès ne réside pas dans le son des articles, mais dans sa mise en œuvre sur le terrain. Ce qui est testé n'est pas seulement la conformité des plateformes, mais aussi la sévérité de l'État dans la surveillance et l'application des règles. Si elle est appliquée sérieusement, le PP TUNAS peut être le début d'un espace numérique plus sûr pour les enfants. Si elle est trop laxiste, elle ne sera qu'une bonne règle sur le papier, tandis que les enfants devront faire face au même risque chaque jour. Parce que nous devons protéger nos enfants.
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