Le marché boursier indonésien est sous pression. En deux jours de trading du 28 au 29 janvier 2026, l’indice des prix des actions conjoncturelles (IHSG) a baissé jusqu’à 8% et a provoqué un arrêt de la bourse.
Ces secousses surviennent après que MSCI a suspendue un certain nombre de changements aux actions indonésiennes en estimant que la structure de la participation dans les actions était encore trop concentrée et que l’accès au marché n’était pas optimal. MSCI a également gelé l’ajout d’actions indonésiennes à l’indice et a retenu la hausse du poids des actions disponibles à la bourse.
Plusieurs institutions d’investissement internationales ont ajusté leurs perspectives. Goldman Sachs a abaissé sa recommandation sur les actions indonésiennes à underweight, tandis que UBS les a transformées en neutres. Ces ajustements renforcent la pression sur les ventes et montrent que les investisseurs attendent toujours des éclaircissements sur la direction de la politique.
La situation du marché boursier est de plus en plus sensible après le changement de leadership dans le secteur financier. Mahendra Siregar, Mirza Adityaswara, Inarno Djajadi, I.B. Aditya Jayaantara et Iman Rachman ont démissionné de leurs postes respectifs. Ce changement a accentué les inquiétudes des acteurs du marché quant à la continuité des politiques.
Le gouvernement agit rapidement pour maintenir la stabilit́. L’Autorité des services financiers (OJK) a nommé Friderica Widyasari Dewi comme membre du conseil commissaire de remplacement pour les postes de président et de vice-président. Hasan Fawzi a également été nommé comme successeur du chef de l’exécutif de la surveillance des marchés de capitaux. Sur la Bourse indonésienne (BEI), le poste de directeur principal est occupé par Jeffrey Hendrik en tant que président de la commission temporaire.
Mais la stabilit́ à long terme n’est pas suffisante pour soutenir le changement de fonctionnaire. Le gouvernement a lancé un paquet de reformés structurelles. L’un d’eux est le plan de demutualisation de BEI, c’est-à-dire le changement de structure de proprieté de la bourse de la proprieté des membres de la bourse à une entité plus independante et professionnelle.
Cette mesure n’est pas nouvelle. Plusieurs bourses mondiales ont fait de même. Par exemple, la Bourse de Stockholm a été démutualisée en 1993. La Bourse de Singapour a suivi le même processus en 1999 et a inscrit ses actions en 2000. La Bourse de New York est également devenue une entreprise ouverte après sa fusion avec Archipelago en 2006. Ces transformations visent à accroître la transparence et la responsabilisation de la gouvernance des bourses.
Dans la dernìre reforme, le gouvernement a fixé le plafond minimum du free float, ou la proportion des actions d’une entreprise en circulation dans le public et activement negociable sur le bourse, de 7,5 pourcent à 15 pourcent. Le but est d’accrôtre la liquidité et de respecter les normes mondiales. Le seuil de réportation de la proprieté des actions a également été réduit pour clarifier la structure des actionnaires.
Afin de renforcer la résilience du marché, l’OJK a ouvert la porte à une augmentation de la part des investissements de fonds de pension et d’assurances à 20%. L’institut est escompté comme un stabilisateur du marché (investisseur d’ancrage) lorsque la volatilité est forte. Il existe toujours des conditions strictes. Les investissements sont orientés vers des actions saines et liquides. Pas de stocks de gorengan.
La répression des pratiques boursières spéculatives ou des actions gorengan est également renforçeée. Le gouvernement, par l’intermédiaire de l’ISE et des agents de l’état, a réaffirmré son engagement à punir les violations qui nuisent aux investisseurs et à la integrité du marché. En fait, le président de l’Agence nationale de protection des consommateurs (BPKN), Mufti Mubarok, a déclaré que cette pratique constitue une menace grave pour l’integrité du marché des capitaux.
Le gouvernement a également ouvert la porte à la participation de Danantara en tant que prétendeur de BEI. D’autre part, Danantara est proprietaire de plusieurs entreprises enregistrées. Cette condition doit être soigneusement reglée afin d’éviter les conflits d’interêts entre les fonctions de gestion de l’entreprise et les proprietaires de l’infrastructure de commerce.
Bhima Yudhistira, directeur exécutif de Celios, a déclaré que les investisseurs seraient perdants si Danantara avait une grande part sur le BEI en raison de conflits d’interêts (accorder un traitement spécial aux entreprises publiques enregistrées), et que le président devait fermement interdire cette acquisition. D’autre part, Danantara a déclaré qu’il n’y aurait de nouveaux investissements que lorsque le cadre de demutualisation serait déterminé, tout en soulignant le focaux sur le renforcement de la gouvernance pour construire la crédibilité. »
Les marchés attendent que ces réformes rétablissent assez rapidement la confiance. Des mesures rapides visant à accrôtre la transparence, la liquidité et la surveillance montrent une détermination à maintenir la stabilinité. Le prochain défi est d’assurer une mise en œuvre uniforme afin que la structure du marché soit plus forte.
Les bourses ne reflètent pas seulement les transactions, mais aussi le niveau de confiance dans la gouvernance économique. Cette confiance croît lorsque le système fonctionne en toute transparence, équité et sans conflits d’intérêts. Les réformes appropriées renforceront ces fondements et donneront un signal positif aux investisseurs nationaux et internationaux.
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