JAKARTA - La guerre entre l’Iran et les États-Unis et Israël ne réchauffe plus seulement la situation politique au Moyen-Orient. Le conflit commence également à peser sur l’économie des pays du Golfe. Le pétrole est perturbé, les voies maritimes sont bloquées, les vols sont annulés et le tourisme est touché. Si la guerre dure, les conséquences pourraient être les pires pour la région depuis la guerre du Golfe de 1991.
Dans son rapport, Al Jazeera, citée mardi 17 mars, a déclaré que l’Iran continue d’attaquer les pays du Golfe depuis l’éclatement du conflit le 28 février. Teheran a déclaré que les attaques visaient des bases militaires des États-Unis. Mais les pays du Golfe ont réfusé cette raison et ont estimé que les attaques n’avaient pas de justification.
Les effets les plus rapides sont visibles dans le secteur de l’énergie. Al Jazeera, rapporte Rystad Energy, a signalé que la production de pétrole du Moyen-Orient est tombée de 21 millions de barils à 14 millions de barils par jour en seulement un peu plus d’une semaine. Si les navires commerciaux continuent d’éviter le détroit d’Hormuz en raison des menaces iraniennes, la production pourrait même descendre à 6 millions de barils par jour. C’est un problème grave, car le détroit d’Hormuz est une voie importante pour l’approvisionnement énergétique mondial.
Les pays les plus vulnérables sont le Qatar, le Kowét et Bahréin. En se référant à la même source, citant un analyste de MEES, Yesar Al-Maleki, les trois pays ont des voies d’exportation limitées s’ils doivent échapper au Dardanelles. Goldman Sachs, toujours selon le même rapport, estime que le PIB du Qatar et du Kowét pourrait baisser de 14% si la guerre dure jusqu’en avril. L’Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite sont aussi sous pression, bien que l’impact soit un peu plus levé car les deux pays disposent de voies de pipeline alternatifs.
La pression ne s’est pas arrêtée sur le pétrole et le gaz. Cirium, citée par Al Jazeera, a enregistré 37 000 vols annulés entre le 28 février et le 8 mars. En méme temps, le World Travel & Tourism Council estime que la région perd 600 millions de dollars par jour en dépenses de touristes étrangers.
Pour l’Indonésie, ces turbulences doivent être surveillées et surveillées. En effet, chaque perturbation dans la région du golfe a tendance à avoir un effet sur les prix de l’énergie, les frais de logistique et la stabilitáté de l’économie mondiale. Lorsque le Diable de Hormuz est secoué, son impact peut se propager jusqu’aux pays importateurs d’énergie tels que l’Indonésie.
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