JAKARTA - Le président libanais Joseph Aoun doit rencontrer le président américain Donald Trump à Washington, D.C., mardi (21/7) pour discuter des relations bilatérales, de l’évolution de la situation sécuritaire et de l’économie libanaise.
Un haut fonctionnaire libanais a dit à Anadolu samedi 18 juillet que les discussions des deux dirigeants porteront sur des négociations directes entre le Liban et Israël, ainsi que sur la mise en œuvre de l’accord-cadre médié par les États-Unis, en particulier les efforts visant à renforcer la mise en œuvre du cessez-le-feu.
Cette déclaration a été faite quelques heures après que le bureau du président libanais a annoncé qu’Aoun avait quitté Beyrouth pour Washington, D.C., samedi matin pour une visite officielle aux États-Unis à l’invitation du président Trump.
Selon le responsable, les États-Unis en tant que médiateurs ont la capacité de faire pression sur Israël pour encourager la mise en œuvre de l'accord dans le cadre convenu.
Le soutien à l'Armée libanaise sera également l'un des principaux points de l'ordre du jour, en particulier dans la zone pilote mentionnée dans l'accord avec Israël.
En outre, les deux parties devraient discuter de plusieurs mesures pour soutenir la reprise économique du Liban, qui continue de faire face à des défis prolongés.
Les discussions porteront également sur l'avenir de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (UNIFIL), dont le mandat expire cette année et dont le retrait progressif est prévu à partir de 2027, a-t-on appris de la même source.
Le responsable a affirmé que le Liban accueillait favorablement la présence de toutes les forces des Nations unies qui pourraient aider à soutenir le déploiement des troupes libanaises dans le sud et à renforcer la stabilité de la région.
La visite d’Aoun a eu lieu après la sixième série de négociations entre le Liban et Israël, médiées par les États-Unis, qui s’est terminée à Rome mercredi (15/7).
Beyrouth et Tel Aviv ont signé un accord-cadre médié par les États-Unis le 26 juin 2026.
L'accord prévoit un retrait progressif des troupes israéliennes de l'ensemble du territoire libanais occupé, en commençant par un modèle pilote dans deux zones dont l'identité n'a pas été rendue publique.
L'accord n'a pas fixé de délai pour le retrait des troupes israéliennes. Le déblocage du processus est lié à la préparation des forces armées libanaises à assumer la pleine responsabilité de la sécurité dans les zones désertées et au désarmement des groupes armés, en référence au groupe libanais du Hezbollah.
Selon les données officielles du gouvernement libanais, les attaques israéliennes dans le territoire libanais depuis le 2 mars ont fait plus de 4 300 morts et blessé environ 12 200 autres.
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