JAKARTA - Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a approuvé lundi une motion condamnant la montée de la violence perpétrée par les forces de soutien rapide (RSF) paramilitaires à al-Obeid, au Soudan, et a instauré une enquête urgente sur les allégations de violations.
L'Angleterre, qui a présenté une motion avec 14 autres pays, avait auparavant averti des risques de violences à grande échelle car les FDS ont déployé des troupes autour de l'une des plus grandes villes du Soudan, un siège qui rappelle l'annexion d'Al-Fashir dans le Nord-Darfour l'an dernier.
« Cette horreur ne doit pas se reproduire », a déclaré l’ambassadeur britannique des droits de l’homme Eleanor Sanders à l’agence, rapporte Al Arabiya et Reuters (6/7).
Le ambassadeur sud-africain Zaheer Laher, quant à lui, a soutenu cette mesure, qualifiant la situation de « alerte rouge car les Forces de soutien rapide utilisent les mêmes tactiques génocidaires que celles qu’elles ont utilisées à al-Fashir ».
Le projet de résolution a été adopté par consensus, bien que la Chine s'est abstenue de voter, en disant qu'elle ne soutenait pas une enquête visant des pays spécifiques sans leur soutien.
Auparavant, le chef des droits de l'homme de l'ONU avait averti vendredi que « des catastrophes » se déroulaient autour d'al-Obeid, et que son bureau avait documenté des exécutions extrajudiciaires, des enlèvements, des tortures et des violences sexuelles dans les régions environnantes.
Dans le passé, RSF a nié ces violations pendant plus de trois ans de guerre civile, en disant que les rapports avaient été fabriqués par ses ennemis et en a fait des accusations contre eux.
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