Partager:

JAKARTA - La France a annoncé mardi une interdiction d'entrée sur son territoire contre le ministre des Finances israélien de droite, Bezalel Smotrich, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Jean-Noel Barrot, dans le cadre de sanctions coordonnées avec d'autres pays sur la violence des colons contre les Palestiniens.

Les sanctions françaises ont été prises en coordination avec la Grande-Bretagne, le Canada, l'Australie, la Norvège et la Nouvelle-Zélande, qui visent « ceux qui sont responsables de l'intensification des activités de peuplement et de la violence en Cisjordanie », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Barrot sur X, rapporte Al Arabiya de l'AFP (10/6).

Il a dit que Smotrich « promeut activement l’annexion de la Rive occidentale, qu’il prétend ouvertement, la construction de nouveaux logements en Cisjordanie, la reconquête de Gaza, la détérioration de l’économie de l’Autorité palestinienne et ses conséquences négatives pour la population palestinienne ».

« C'est une politique inacceptable pour la plupart de la communauté internationale, qui est fermement engagée en faveur d'une solution à deux États », a tweeté le ministre des Affaires étrangères Barrot.

Smotrich est le deuxième membre du gouvernement israélien à avoir été interdit de France au cours des derniers mois, après que le ministre de la sécurité nationale Itamar Ben Gvir a été interdit le 23 mai pour avoir ridiculisé des activistes détenus par l'armée israélienne par une flotte en route pour Gaza transportant de l'aide pour la région palestinienne.

La France a également interdit quatre dirigeants d'organisations de colons et 21 colons qui ont commis des actes de violence.

Le ministère des Affaires étrangères israélien a rapidement condamné les sanctions comme « embarrassantes ».

« Le but de ces mesures est en fait d’imposer une position politique sur le droit des juifs de s’installer en Terre d’Israël et sur le conflit israélo-palestinien - déguisé en action contre la violence », a déclaré le porte-parole du ministère Oren Marmorstein.

Il est connu que Ben Gvir et Smotrich ont été interdits par cinq autres pays en juin de l'an dernier, sous l'inculpation d'incitation à la violence contre les Palestiniens, en particulier dans la Cisjordanie occupée.

Le gouvernement israélien a alors condamné les sanctions comme un « scandale ».

D'autres pays ont également interdit aux ministres, dont l'Espagne, la Slovénie et, plus récemment, l'Irlande.

Ben Gvir, qui est devenu ministre en 2022, après une alliance avec le parti sioniste religieux de droite Smotrich, est arrivé en troisième position aux élections législatives.

Ensemble, Ben Gvir et Smotrich forment le pilier principal du gouvernement de coalition de droite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023 avec l'attaque du groupe militant palestinien Hamas contre Israël, la violence qui secoue presque quotidiennement la Rive occidentale, occupée par Israël depuis 1967.

Les soldats ou les colons israéliens ont tué au moins 1 080 Palestiniens depuis lors, y compris des militants et des civils, selon les calculs de l'AFP sur la base des données du ministère de la santé palestinien.

Entre-temps, les chiffres officiels israéliens montrent qu'au moins 46 Israéliens, civils et militaires, ont été tués dans des attaques palestiniennes ou pendant les opérations militaires israéliennes au cours de la même période.

Une enquête mandatée par l'ONU mardi a déclaré que des civils palestiniens étaient pris au piège entre les « atrocités de masse » des forces israéliennes, des colons et du gouvernement brutal du Hamas dans la bande de Gaza déchirée par la guerre.


The English, Chinese, Japanese, Arabic, and French versions are automatically generated by the AI. So there may still be inaccuracies in translating, please always see Indonesian as our main language. (system supported by DigitalSiber.id)