JAKARTA - Le président sud-coréen destitué, Yoon Suk Yeol, a été interrogé par les enquêteurs pour abus de pouvoir et entrave aux droits d’autrui concernant des messages justifiant son tentative d’imposer une urgence militaire qui a échoué en 2024.
Yoon, qui est actuellement détenu au centre de détention de Séoul, est arrivé au bureau du conseiller spécial à Gwacheon, juste au sud de Séoul. C’est la première fois qu’il est interrogé par l’équipe spéciale depuis sa formation le 25 février.
Il est soupçonné d'avoir ordonné au ministère des Affaires étrangères et au bureau de la sécurité nationale (NSO) d'envoyer des messages aux pays alliés, y compris aux États-Unis, décrivant sa déclaration d'état d'urgence comme une action légitime.
Les messages auraient déclaré que cette mesure était nécessaire pour protéger la démocratie et faire face à des forces pro-nord-coréennes.
On estime que NSO a transmis le message de Yoon à l’Agence nationale de renseignement le jour suivant la déclaration d’état d’urgence le 3 décembre 2024. Le message a ensuite été traduit en anglais et transmis à un fonctionnaire de la CIA.
L’enquête, qui est toujours en cours, se concentre sur le motif de Yoon derrière le message et les circonstances qui ont motivé son envoi.
Yoon a été destitué de ses fonctions l'an dernier après avoir été reconnu coupable de l'imposition de l'état d'urgence militaire.
Plusieurs affaires ont été portées contre lui, et il purge actuellement une peine de prison à perpétuité liée à la décision du cas d'état d'urgence militaire.
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