JAKARTA — L’académicien des relations internationales Connie Rahakundini Bakrie a affirmé que la souveraineté aérienne était un principe fondamental qui ne pouvait être négocié dans le droit international, en particulier dans le contexte des discussions sur l’octroi d’accès militaire étranger à l’espace aérien indonésien.
Lors d’une discussion publique tenue par le Congrès de la jeunesse indonésiaise à Jakarta Centre, mercredi 29 avril, Connie a référé au Convéné de Chicago de 1944 qui affirme que chaque pays a la souveraineté pleine et exclusive sur l’espace aérien au-dessus de son territoire.
« Contrairement à la mer, qui connaît le principe de mare liberum, l’espace aérien est fermé. Il n’y a pas de droit de passage pacifique automatique pour les avions militaires étrangers. Toute l’accès doit passer par une autorisation explicite de l’État souverain », a-t-il ajouté.
Il estime que l'examen de l'accès des militaires étrangers ne concerne pas seulement la coopération en matière de défense, mais a le potentiel d'ouvrir des espaces d'intérêts stratégiques plus vastes.
Selon Connie, la délivrance d’une autorisation globale ou d’une autorisation générale sans évaluation cas par cas présente un certain nombre de risques, allant de la collecte potentielle d’informations, à la cartographie des installations stratégiques, jusqu’aux perturbations des opérations militaires nationales.
« Ce n’est pas seulement une coopération en matière de défense. Cela peut prendre la forme d’une domination stratégique déguisée », a-t-il dit.
Il a rappelé que de telles pratiques pouvaient éroder progressivement la souveraineté aérienne, même si cela n'était pas explicite.
Dans son exposé, Connie a également fait référence à une approche qu’il a appelée « Rahakundinisme », qui met l’accent sur l’importance d’une surveillance étroite, d’une coopération égale et du rejet d’un accès unilatéral qui pourrait affaiblir la souveraineté des États.
Néanmoins, il a insisté sur le fait que la coopération internationale était toujours nécessaire tant qu'elle ne mettait pas en cause les principes fondamentaux de la souveraineté.
« Nous pouvons coopérer, mais nous ne pouvons pas céder notre ciel », a-t-il dit.
La discussion a également réuni un certain nombre d’acteurs et de praticiens, dont Robi Nurhadi de l’Universitá nationale, Yuda Kurniawan de l’Universitá Bakrie, et M. Reza Syarifuddin Zaki de l’Universitá Bina Nusantara. Cette activité a été suivie par des étudiants, des chercheurs et le grand public.
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