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JAKARTA - Le dirigeant du Hezbollah Naim Qassem a rejeté lundi les plans de négociations directes du Liban avec Israël, les qualifiant de « grave erreur » qui déstabilisait le Liban.

Le Liban et Israël ont tenu deux rounds de négociations directes au niveau des ambassadeurs à Washington D.C. avec l'intermédiaire des États-Unis pour mettre fin aux tensions depuis le début de la guerre.

Il s'agit de la première négociation directe entre les deux pays en plusieurs décennies.

La première rencontre le 14 avril a abouti à un cessez-le-feu dans la guerre israélo-libanaise, tandis que Beyrouth s'est préparée à des négociations directes dans le but de parvenir à un accord de paix avec Israël. Les deux pays sont officiellement en guerre depuis 1948.

Le second tour des pourparlers la semaine dernière à la Maison-Blanche, auquel a assisté le président américain Donald Trump, a approuvé un prolongement de l’armistice de trois semaines.

« Nous rejetons fermement les négociations directes avec Israël, et ceux qui sont au pouvoir doivent savoir que leurs actions ne profiteront ni au Liban ni à eux-mêmes », a déclaré Qassem dans une déclaration diffusée par Al-Manar, comme le rapporte Al Arabiya de l’AFP.

En outre, Qassem a appelé les autorités à "se retirer de leur péché grave qui a plongé le Liban dans une spirale d'instabilité".

Il a ajouté que le gouvernement libanais « ne peut plus ignorer les droits du Liban, céder des terres et faire face à la résistance de son peuple ».

Les autorités libanaises ont maintes fois affirmé que le but des négociations américaines était de mettre fin à la guerre, de garantir le retrait israélien du sud du Liban et de ramener les réfugiés chez eux après que les combats ont contraint plus d'un million de personnes à fuir.

« Ces négociations directes et leurs résultats ne semblent pas avoir de sens pour nous, et ne nous concernent pas du tout », a critiqué Qassem.

« Nous allons poursuivre notre résistance défensive pour le Liban et son peuple », a-t-il poursuivi.

« Peu importe la menace que représente l’ennemi, nous ne reculerons pas, nous ne nous rendrons pas et nous ne serons pas vaincus », a affirmé le secrétaire général du Hezbollah.

« Nous ne renoncerons pas à nos armes et les ennemis d’Israël ne resteront pas un pouce sur notre terre occupée », a-t-il ajouté.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars en tirant des roquettes sur Israël pour répondre à la mort du chef suprême iranien Ali Khamenei dans une attaque américano-israélienne.

Depuis l'instauration de l'armistice le 17 avril, les frappes israéliennes ont fait au moins 36 morts, selon le calcul de l'AFP sur les données du ministère de la Santé libanais.

En attendant, le Hezbollah a revendiqué plusieurs attaques contre des troupes israéliennes dans le sud du Liban, ainsi que des lancements de missiles et de drones vers le nord d'Israël, en disant qu'ils répondaient à des « violations » israéliennes.

Selon les détails du cessez-le-feu publiés par le département d’État américain, qui a déclaré que le Liban et Israël s’y étaient mis d’accord, Israël a le droit de continuer à cibler le Hezbollah pour empêcher « des attaques prévues, imminentes ou en cours ».

Le Hezbollah a fermement rejeté cette clause, en disant que le texte de l'accord n'a pas été transmis au cabinet, où le groupe et ses alliés sont représentés.

« Le gouvernement a-t-il décidé de coopérer avec l'ennemi d'Israël contre son propre peuple? », a déclaré Qassem dans son discours.

Les frappes israéliennes contre le Liban ont fait plus de 2 500 morts depuis le 2 mars, selon les autorités libanaises.


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