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JAKARTA - Le président Emmanuel Macron a annoncé mercredi la mort d’un deuxième soldat français en service dans une mission de paix des Nations unies au Liban, en accusant le groupe militant du Hezbollah.

Le soldat, identifié par le président Macron comme le caporal Anicet Girardin, est mort des blessures qu'il a subies lors d'une embuscade du Hezbollah fin de semaine dernière.

« Le caporal Anicet Girardin, ramené hier du Liban, où il a été grièvement blessé par des combattants du Hezbollah, est décédé ce matin des suites de ses blessures », a écrit Macron sur X, comme l'a rapporté Al Arabiya de l'AFP (23/4).

Comme l'avait rapporté précédemment, un membre de la FINUL français a été tué et trois autres blessés, dont deux grièvement, par une attaque à l'arme légère samedi 18 avril, a-t-on appris auprès de l'Associated Press.

L'attaque près du village de Ghandouriyeh dans le sud du Liban a eu lieu après l'entrée en vigueur à minuit jeudi d'un cessez-le-feu de 10 jours entre Israël et le Hezbollah.

Le soldat français tué dans l'attaque était le sergent de l'état-major Florian Montorio. Le groupe Hezbollah a nié avoir participé à l'attaque.

Girardin, l'un des trois soldats blessés dans la même attaque, membre d'une unité de déminage canine, faisait partie d'une mission « pour nettoyer des routes minées avec des engins explosifs improvisés », a écrit la ministre de l'Armée Catherine Vautrin sur X.

« En étant sous le feu constant des combattants du Hezbollah qui se cachaient à très courte distance, il s’est déplacé pour aider son nouveau chef de file, qui venait tout juste de mourir, pour être ensuite lui-même atteint par des tirs graves », a-t-il ajouté.

Le président Macron et Vautrin ont exprimé leurs condoléances aux familles et aux proches de Girardin.

Le président Macron et le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres ont tous deux accusé le Hezbollah soutenu par l'Iran de l'attaque du samedi contre les soldats de la paix de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).

Les soldats français de la FINUL "travaillent courageusement et résolument pour servir la France et la paix au Liban", a écrit le président Macron.

Girardin est le troisième soldat français à mourir depuis le début du conflit récent au Moyen-Orient en février, après Montorio et la mort d'Arnaud Frion le mois dernier par un drone iranien dans le Kurdistan irakien.

Les attaques israéliennes et américaines contre la capitale Téhéran et plusieurs villes iraniennes qui ont tué le Guide suprême Ayatollah Ali Khamenei et plusieurs autres hauts responsables le 28 février ont provoqué une nouvelle escalade dans la région du Moyen-Orient.

L'Iran a riposté en attaquant des zones israéliennes, ainsi que des installations américaines dans les pays voisins, et en restreignant fortement la circulation dans le détroit d'Ormuz.

Auparavant, la mort d’un soldat français, trois soldats de l’armée indonésienne qui ont rejoint la FINUL, le major Inf. (Anm) Zulmi, Serka (Anm) Nur Ichwan et Kopda (Anm) Farizal Rhomadhon ont été tués dans deux incidents distincts le 29 et 30 mars.

Jusqu'à l'incident qui a tué le soldat de l'OTAN, le nombre de membres de l'UNIFIL tués par des actes malveillants est de 97 depuis le début de la mission en mars 1978, a-t-on appris d'Euronews.

Au total, plus de 330 membres de la FINUL sont morts en service, le plus grand nombre de victimes de toute opération de maintien de la paix des Nations unies.


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