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JAKARTA - L’Asie est considérée comme la région la plus vulnérable aux coups de crise énergétique causés par la guerre iranienne. L’avertissement vient de la firme d’analyse maritime mondiale Kpler, qui estime que de nombreux pays de la région n’ont pas assez de réserves énergétiques pour couvrir les perturbations des approvisionnements.

Selon un rapport du The Straits Times cité mardi 31 mars, le président de Kpler Jean Maynier a déclaré que l’Asie est pour le moment la partie la plus durement touchée. Il a déclaré que le manque d’approvisionnement ne serait pas facile à combler, y compris dans des pays importants tels que les Philippines et l’Indonésie.

Maynier a déclaré que la situation était déjà dans la catégorie de la crise énergétique. Les effets commencent à être ressentis aux Philippines, dont le gouvernement a déclaré l’état d’urgence énergétique nationale. Il a également rappelé que la situation pourrait s’aggraver si le conflit se poursuivait.

Cette évaluation ne peut être dissociée de la situation dans le détroit d’Ormuz, une route importante pour l’acheminement de l’énergie mondiale qui est surveillée par Kpler depuis les attaques des États-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février. Cette route est très sensible car, dans une situation normale, elle est la principale route pour le pétrole brut et le gaz naturel liquéfié.

Les données de Kpler montrent que le trafic maritime dans le détroit n’a pas encore repris. Le week-end dernier, 17 navires de marchandises ont traversé, dont 12 le 28 mars. Ce chiffre est l’un des jours les plus achalandés depuis le 1er mars. Mais dans l’ensemble, l’activité maritime tout au long du mois de mars est restée nettement inférieure à celle précédant la guerre.

Au 31 mars, seuls 196 passages de navires de marchandises ont été enregistrés dans le détroit d’Ormuz. Sur ce nombre, 120 passages ont été effectués par des pétroliers et des navires de transport de gaz. La plupart se dirigent vers l’est en sortant du détroit.

Le Straits Times a écrit que Kpler estimait que le principal problème pour l’Asie n’était pas seulement le blocage des voies d’acheminement de l’énergie, mais aussi la faiblesse de la capacité de nombreux pays à combler les déficits d’approvisionnement provenant de leurs propres sources. C’est pourquoi les turbulences au Moyen-Orient se sont rapidement transformées en une pression directe sur les marchés énergétiques asiatiques.

Maynier a dit que la situation ne s’améliorerait pas si le conflit continuait. Il espère que les dirigeants politiques trouveront bientôt une solution, car l’Asie a déjà ressenti les effets par le biais de l’approvisionnement en énergie perturbé.


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