JAKARTA - Si Idulfitri en Turquie est seulement vu comme une fête familiale avec des baklava et des bonbons, c'est trop superficiel. Derrière cette atmosphère chaleureuse, il y a une longue histoire. De nombreuses traditions du Ramadan et de la fête de l'Aïd en Turquie ne sont pas nées de nouvelles habitudes, mais de l'héritage ottoman qui perdure, même s'il n'est plus intact.
Anatolia Report a noté que le Ramadan en Turquie a longtemps été construit par des symboles puissants. Il y a mahya, des lampes suspendues entre les minarets des mosquées pour marquer le mois sacré. Il y a des batteurs de tambour de sahur qui se promènent dans les villages. Il y a des canons tirés au moment de la rupture.
Il y a aussi des tentes de jeûne qui nourrissent de nombreuses personnes dans les points de la ville. Tout cela montre que le Ramadan en Turquie depuis le début n'est pas seulement une affaire personnelle entre l'homme et Dieu. Il est présent dans le public. Il est entendu, vu et ressenti ensemble.
Ce qui est plus intéressant, c’est son caractère social. Dans les notes d’Anatolia Report, sous l’Utsmaniyah, la tradition de la « location de dents » était connue. Les gens riches ouvrent leur maison pour un souper, puis donnent des cadeaux ou des pièces de monnaie aux invités avant de rentrer. Il y a aussi la coutume de rembourser les dettes des autres discrètement sur le marché. Ici, le jeûne ne s’arrête pas à la faim et à la soif. Il se traduit par une solidarité concrète.
Mais c'est là que la question se pose. Lorsque des traditions aussi importantes entrent dans l'ère moderne, qu'est-ce qui reste? Certains le font. Les Turcs connaissent encore le pide chaud avant l'iftar, le güllaç dans les vitrines des magasins et le nom de Şeker Bayramı pour Id al-Fitr. Mais d'autres ont lentement changé de fonction. Ce qui était autrefois une habitude sociale, est maintenant plus souvent une marque culturelle.
Pour les Indonésiens, la Turquie leur a enseigné quelque chose de familier. Nous avons aussi un Ramadan très fréquenté dans les mosquées, les marchés, les rues et les tables. Nous savons également que les traditions peuvent rester vivantes, mais leur signification peut s'évanouir si elles sont simplement héritées comme habitudes.
La Turquie montre que la grande fête ne peut pas être gardée assez longtemps par la nostalgie. Il faut continuer à la faire vivre par des pratiques sociales, à savoir partager, respecter les personnes âgées et s'assurer que l'atmosphère du Ramadan soit non seulement festive, mais aussi significative.
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