JAKARTA - La Chine a accéléré ses mesures diplomatiques alors que le conflit iranien a fait monter la température au Moyen-Orient. Selon China Daily, jeudi 12 mars 2026, Pékin a renforcé la communication avec un certain nombre de pays concernés et a envoyé des envoyés spéciaux dans la région pour contenir l’élargissement du conflit.
Au cours des 10 derniers jours, le ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi, comme l'a écrit China Daily, a eu 11 conversations téléphoniques avec ses homologues de Russie, Oman, Iran, France, Israël, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Koweït, Bahreïn, Qatar et Pakistan. Ces pays comprennent les parties directement impliquées, les pays voisins de la région du Golfe, jusqu'aux grandes puissances qui ont une influence dans cette crise.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois, Guo Jiakun, a déclaré qu’au début du conflit, Beijing avait encouragé un cessez-le-feu, un dialogue, des pourparlers et une solution politique. La Chine, a-t-il déclaré, continuera à renforcer la communication et à plaider la cause de la justice en tant que membre permanent du Conseil de securité des Nations unies.
Cette mesure a été renforcée par l’envoi d’un envoyé spécial de la Chine pour les questions du Moyen-Orient, Zhai Jun. Il a pratiqué une diplomatie aller-retour dans la région. À Riyad, Zhai a rencontré le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe Jasem Mohamed Albudaiwi et le ministre des Affaires étrangères saoudien Faisal bin Farhan Al Saud. Mardi, il a poursuivi sa visite aux Émirats arabes unis et a rencontré le cheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan. Selon China Daily, les responsables ont salué les efforts de médiation de Pékin et ont estimé que la Chine était toujours dans une position juste.
Le conflit mercredi a atteint son 12e jour. Les inquiétudes ne portent plus seulement sur les victimes civiles, mais aussi sur le risque de perturbations économiques plus larges. L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, a déclaré que plus de 1 300 civils avaient été tués et que 9 669 sites civils avaient été détruits par les attaques militaires des États-Unis et d’Israël depuis le 28 février.
A Pékin, Wang a déclaré que cette guerre ne devrait pas avoir lieu et ne profite à personne. Le Chinese Daily a cité aussi un chercheur de l’Academie chinoise des sciences sociales, Tang Zhichao, qui a estimé que la Chine avait choisi de ne pas prendre parti comme de nombreux pays occidentaux. Selon lui, la mesure de Beijing est dévolie par un engagement en faveur de la paix et du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des autres pays.
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