JAKARTA - L’Autriche envisage d’interdire l’utilisation des médias sociaux aux enfants de moins de 14 ans, suite à des mesures similaires en Australie et en France.
Le secrétaire d’État aux affaires numériques, Alexander Proll, a dit à l’agence publique de radiodiffusion ORF que le gouvernement avait l’intention d’appliquer l’interdiction en début d’année scolaire et qu’il étudiait des solutions techniques pour l’appliquer.
À cet effet, les experts des partis politiques se rencontreront pour développer un concept plus détaillé, avec l'Australie comme modèle de méthode de vérification de l'âge.
En Australie, les utilisateurs sont tenus de fournir une identité, tandis que la plate-forme utilise également l'identification faciale et vocale, ainsi que l'analyse du comportement.
Le parti de coalition des sociaux-démocrates autrichiens (SPO) et le parti libéral NEOS soutiennent le principe de l'interdiction mais ne sont pas d'accord sur sa mise en oeuvre.
Selon Anadolu, le porte-parole des médias NEOS, Henrike Brandstotter, s’est opposé à l’application du modèle australien, en raison de préoccupations concernant la collecte de données, et a suggéré d’attendre le système « eID » qui devrait fonctionner en 2027.
Selon Proll, la restriction d’âge proposée en Autriche est en cours d’examen, et il est favorable à son application aux adolescents de 14 ans, ce qui est conforme à l’âge de la capacité juridique et à la réglementation générale de l’Union européenne sur la protection des données (RGPD), qui permet aux États membres de fixer l’âge d’approbation pour le traitement des données en ligne entre 13 et 16 ans.
Le SPO appelle à une interdiction nationale si une solution n'est pas convenue dans toute l'Europe à la fin de 2025.
En attendant, le parti de droite de liberté (FPO) a critiqué le plan, affirmant qu'il limitait la liberté d'expression, tandis que le parti vert a exigé une vérification de l'âge obligatoire et des sanctions pour les plateformes non conformes.
Au niveau de l'Union européenne, les dirigeants ont soutenu des restrictions d'âge pour protéger les mineurs dans l'espace numérique.
Le Parlement européen, qui avait auparavant préconisé un âge minimum de 13 ans pour les réseaux sociaux, les plateformes vidéo et les chatbots IA, a exhorté la Commission européenne à établir des limites d’âge contraignantes d’ici la fin de 2026.
Le projet de loi français, soutenu par le président Emmanuel Macron, a été approuvé lundi par la chambre basse de l'Assemblée nationale, visant à imposer l'interdiction à l'aube de l'année scolaire 2026, avec une vérification de l'âge complet des utilisateurs qui sera mise en place le 1er janvier 2027.
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