JAKARTA - Les autorités israéliennes ont averti mardi qu’elles suspendraient les permis de plusieurs organisations humanitaires opérant dans la bande de Gaza, en Palestine, à partir de janvier pour ne pas avoir fourni de détails sur leur personnel palestinien, accusant deux employés de Médecins sans Frontières (MSF) d’avoir des liens avec un groupe militant.
Le ministère israélien des Affaires de la Diaspora et de l'Éradication de l'Anti-sémitisme a déclaré dans une déclaration que cette mesure faisait partie de la décision d'Israël de « renforcer et actualiser » les règlements régissant les activités des ONG internationales dans les territoires palestiniens.
« Les organisations humanitaires qui ne remplissent pas les exigences en matière de sécurité et de transparence seront retirées de leur permis », a déclaré le ministère, citant Al Arabiya de l’AFP (31/12).
Dans sa déclaration mardi, le ministère a accusé l'organisation médicale internationale Doctors Without Borders (MSF) d'avoir recrutés deux personnes ayant des liens avec un groupe de militants palestiniens après une enquête.
« En juin 2024, un membre du Jihad islamique palestinien a été identifié comme employé de l’organisation », a expliqué le ministère.
« En septembre 2024, un autre employé de MSF a été identifié comme tireur d'élite du Hamas », a-t-il poursuivi.
« Bien qu’il ait été demandé à plusieurs reprises, l’organisation n’a pas fourni de divulgation complète concernant l’identité et le rôle des individus », a ajouté la déclaration.
De plus, le ministère a déclaré que les organisations qui « n’ont pas coopéré et refusé de remettre la liste de leurs employés palestiniens pour exclure toute possibilité de lien avec le terrorisme » avaient reçu une notification officielle, leurs permis seraient retirés à partir du 1er janvier.
Les organisations concernées - dont le nom n'a pas été divulgué - ont été ordonnées de cesser toutes leurs activités le 1er mars.
Le ministère a déclaré que les groupes avaient 10 mois pour fournir les informations demandées, mais qu'ils « n'avaient toujours pas satisfait aux exigences ».
Auparavant, le ministère avait dit à l'AFP début du mois que, le 25 novembre, environ 100 demandes d'enregistrement avaient été présentées et que « seuls 14 demandes d'organisations avaient été rejetées ».
« Le reste a été approuvé ou est en cours d’examen », a déclaré le ministère.
En attendant, MSF a déclaré qu'elle « ne recrutera jamais intentionnellement des personnes impliquées dans des activités militaires ».
« Tout employé impliqué dans des activités militaires pose un danger pour notre personnel et nos patients », a affirmé MSF.
Le ministère n'a pas précisé si le permis de MSF avait été retiré.
« En ce qui concerne l’enregistrement, MSF continue d’être impliqué et de discuter avec les autorités israéliennes », a déclaré l’organisme humanitaire.
« Nous n’avons pas encore reçu de décision concernant la réinscription », a-t-il ajouté.
Le ministère a déclaré que ses dernières mesures n’affecteraient pas les envois d’aide à Gaza.
« Seule une petite partie des organisations - moins de 15% - a été trouvée en infraction avec le cadre réglementaire », a-t-il dit.
Terpisa, un certain nombre de ONG ont dit à l'AFP que cette nouvelle réglementation aurait un impact majeur sur la distribution de l'aide à Gaza.
D'autre part, le montant de l'aide qui arrive à Gaza est toujours insuffisant.
Bien que l'accord de cessez-le-feu du 10 octobre ait prévu l'entrée de 600 camions par jour, selon les ONG et les Nations unies, seuls 100 à 300 camions transportent de l'aide humanitaire.
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