JAKARTA - L'analyste politique et juridique Boni Hargens estime que les critiques formulées par le Comité de réforme de la police nationale à l'égard du Règlement de police n ° 10 de 2025 contiennent un certain nombre de faiblesses fondamentales dans la raisonnement juridique. Selon Boni, il existe au moins cinq erreurs d'argumentation qui apparaissent souvent dans les débats publics liés au règlement.
Boni a exprimé cette opinion en réponse à la polémique sur le Perpol 10/2025 qui régit la nomination des membres de la police nationale en dehors de la structure organisationnelle de la police, en application de la décision de la Cour constitutionnelle n° 114/PUU-XXIII/2025.
« Ce débat devrait se concentrer sur la substance des normes juridiques, et non sur les préjugés ou les sentiments à l’égard de l’institution de la police », a déclaré Boni dans une déclaration, vendredi 19 décembre.
Le premier argument souligné par Boni est la tendance des critiques à être personnelles ou à attaquer les décideurs, plutôt qu'à tester le contenu des règlements. Selon lui, une partie des critiques met davantage l'accent sur qui a publié le Perpol que sur l'analyse de la question de savoir si les articles qui s'y trouvent sont contraires à la décision de la Cour constitutionnelle.
« Ces critiques ne contribuent pas à aider le public à comprendre si Perpol est légalement erroné ou non », a-t-il dit.
Deuxièmement, Boni estime qu'il y a une exagération excessive en décrivant Perpol comme étant complètement contraire à la décision de la Cour suprême. En fait, a-t-il dit, un certain nombre de dispositions du Perpol sont en fait des tentatives pour traduire la décision de la Cour suprême dans un mécanisme opérationnel.
« Si on le lit dans son intégralité, Perpol n’est pas aussi simple en noir et blanc que l’on le décrit souvent », a-t-il dit.
Le troisième argument mis en évidence est l'imposition de choix extrêmes. Boni estime que le débat est souvent dirigé comme s'il n'y avait que deux options, soit l'annulation totale de Perpol ou son acceptation totale même si elle est considérée comme problématique.
« Dans la pratique de la gouvernance, il y a toujours une place pour la correction et l'amélioration. Il ne faut pas tout annuler », a déclaré Boni.
Quatrièmement, Boni estime que les discussions sur le Perpol sont souvent détournées vers d'autres questions qui ne sont pas directement liées aux normes juridiques testées, telles que l'histoire de la réforme de la police ou les questions de violations des droits de l'homme. Selon lui, ces questions sont importantes, mais elles ne sont pas pertinentes pour évaluer la conformité du Perpol avec la décision de la Cour constitutionnelle.
« Si on parle partout, le public perd le focus sur la substance de la réglementation », a-t-il dit.
Le cinquième argument critiqué par Boni est l'utilisation d'une approche émotionnelle en construisant la peur du public sans explication juridique claire. Il estime que cette approche affaiblit la qualité du discours juridique.
« Dans le droit de l'État, ce qui est nécessaire, c'est l'analyse des normes, pas l'émotionnalisme », a-t-il déclaré.
Boni a insisté sur le fait que les différences de vues concernant Perpol 10/2025 devaient être placées dans le cadre d'un débat juridique rationnel et ouvert. Selon lui, le débat serait plus constructif si l'on se concentrait sur la lecture des articles article par article, plutôt que sur des hypothèses et des sentiments susceptibles de tromper le public.
« Si nous voulons que la réforme du droit fonctionne bien, le débat doit également être construit d'une manière saine et basée sur des arguments », a expliqué Boni.
Boni a insisté sur le fait que les différences de vues entre lui et un certain nombre de personnalités du Comité pour la réforme de la police, y compris Mahfud MD, devaient être placées dans le cadre d'un discours juridique sain.
Il estime que Perpol 10/2025 peut être interprété comme une tentative de clarifier le mécanisme interne de la nomination des membres de la police en dehors de la structure, conformément à la décision de la Cour suprême, à condition qu'il soit lu dans son intégralité et proportionnellement. Selon lui, le débat sera plus constructif si l'on se concentre sur l'analyse article par article, plutôt que sur des attaques personnelles ou sur la direction de l'opinion publique par l'émotion.
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