8 pays arabes-musulmans condamnent les violations israéliennes à Gaza
JAKARTA - Les ministres des affaires étrangères de huit pays arabes et islamiques ont condamné les violations israéliennes qui continuent à avoir lieu dans la bande de Gaza, en particulier celles visant les installations médicales.
Les ministres des affaires étrangères ont également condamné les attaques sionistes contre l'infrastructure civile et le meurtre de civils, y compris de femmes et d'enfants, les qualifiant de violations graves du droit international et du droit humanitaire international.
Dans une déclaration commune, les ministres des affaires étrangères d’Égypte, du Qatar, de la Jordanie, des Émirats arabes unis, de l’Indonésie, du Pakistan, de la Turquie et de l’Arabie saoudite ont déclaré que la poursuite de ces violations constituait une violation flagrante des obligations d’Israël en vertu du droit international et affaiblissait les efforts internationaux et régionaux visant à mettre fin à la guerre à Gaza.
Ils ont prévenu que ces violations risquaient d'entraver le processus politique, d'enclencher un nouveau cycle d'escalade et d'aggraver la catastrophe humanitaire dans la bande de Gaza.
Selon WAFA, jeudi 6 août, les ministres des affaires étrangères ont souligné la nécessité de protéger les civils et de garantir que l’aide humanitaire, les fournitures médicales et les secours puissent être acheminés rapidement et en toute sécurité et sans entrave dans toute la bande de Gaza.
Les ministres des affaires étrangères ont également réaffirmé la ferme opposition de leurs pays à toute tentative d'annexion des territoires palestiniens occupés, à l'imposition de la souveraineté israélienne sur ces territoires ou à l'expulsion des Palestiniens.
Ils ont souligné que la réalisation d'une paix juste et globale devait commencer par un processus politique sérieux qui conduirait à la mise en œuvre d'une solution à deux États et à la création d'un État palestinien indépendant et souverain sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.
La déclaration collective a également exhorté la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité des Nations unies, à remplir ses responsabilités juridiques et morales en prenant des mesures concrètes pour s'assurer qu'Israël respecte ses obligations en vertu du droit international et de demander la responsabilité des auteurs des violations graves afin de contribuer à la protection des civils et à la réalisation d'un cessez-le-feu permanent.
En outre, les ministres des affaires étrangères ont également souligné que les violations israéliennes à Gaza ne pouvaient être dissociées des attaques de colons dans la Cisjordanie occupée, de l'expansion des colonies et des mesures unilatérales visant à modifier le statu quo de Jérusalem occupée.
Ils considèrent ces mesures comme une politique systématique visant à imposer une nouvelle réalité par la force et à perturber les fondements d'une solution à deux États.