Japon inaugure un nouveau bureau de renseignement pour renforcer la sécurité

JAKARTA - Le Japon a lancé vendredi un bureau d’intélligence nationale et a organisé la première réunion du nouveau conseil d’intélligence nationale, président par le Premier ministre Sanae Takaichi, dans le cadre des efforts visant à renforcer les capacités d’intélligence du pays.

Les deux agences ont été fondées en vertu d’une loi adoptée en mai, visant à renforcer la capacité de la Japon de réagir aux menaces étrangères de plus en plus complexes, rapporte Anadolu de Kyodo News (31/7).

Le Bureau de l'intelligence nationale servira de secrétariat au conseil et coordonnera les informations recueillies par la police nationale, le ministère des Affaires étrangères, le ministère de la Défense et d'autres organisations, avec le pouvoir de les demander de partager des informations.

Ce bureau a été créé comme une version améliorée du Bureau de l'intelligence et de la recherche du Cabinet et compte environ 730 employés.

Kazuya Hara, qui a occupé le poste de directeur du renseignement du Cabinet depuis juin 2023, a été nommé premier directeur du bureau vendredi.

« La formation de ce conseil marque la première étape de la réforme du renseignement japonais », a déclaré le secrétaire général du cabinet Minoru Kihara lors d’une conférence de presse.

Ces agences permettraient au gouvernement de prendre « des décisions appropriées sur la base d'informations plus qualitatives et opportunes », a-t-il ajouté.

Le conseil, un organe de commandement central sur l’intelligence dirigé par le Premier ministre Takaichi et composé de neuf autres membres du Cabinet, a confirmé ses politiques opérationnelles futures, y compris des mesures pour protéger les informations sensibles lors de sa première réunion, a déclaré Kihara.

Ils sont censés discuter de la mise en place de la première stratégie d'intelligence nationale japonaise et de la formation d'un panel d'experts pour discuter d'une nouvelle loi anti-espionnage.

Le gouvernement est censé former un panel sous le conseil à l’automne pour discuter d’une loi qui pourrait être présentée à la session parlementaire ordinaire de l’an prochain.

Le projet de loi pourrait inclure des mesures visant à imposer un système d'enregistrement des agents étrangers du gouvernement impliqués dans des activités de lobbying, ainsi qu'une loi visant à créer un service d'intelligence étranger japonais.

Le parti démocrate libéral au pouvoir a également proposé mardi plusieurs mesures liées à l'intelligence, y compris des sanctions pour les opérations d'influence étrangère et l'élargissement de l'interception des communications à des fins de sécurité nationale.

Cette mesure a suscité des inquiétudes chez certains membres de l'opposition parlementaire quant à la capacité des nouvelles agences à rester politiquement neutres et à la question de savoir si la loi proposée pourrait violer la vie privée.