Une étude relie le PMOS à un risque de maladie cardiaque quatre fois plus élevé

JAKARTA - Les femmes atteintes du syndrome ovarien métabolique polyendocrinien ou PMOS ont un risque de maladie cardiaque environ quatre fois plus élevé que celles qui ne souffrent pas de cette condition.

The Independent a cité mardi 21 juillet, que les conclusions étaient dévoilées par une recherche sur 413 450 femmes avec PMOS de 18 à 50 ans aux États-Unis. Leurs données d’assurance médicale de 2000 à 2022 ont été comparées à plus de deux millions de femmes sans PMOS.

Ces liens sont restés visibles après que les chercheurs aient pris en compte d'autres facteurs de risque, y compris la pression artérielle élevée et le diabète.

L’étude a été publiée dans le journal The Lancet Obstetrics, Gynaecology, & Women’s Health.

En utilisant des données sur la santé, cette recherche montre une relation. Les conclusions n’ont pas encore prouvé que le PMOS provoque directement les maladies cardiaques.

Le PMOS est un trouble hormonal et métabolique auparavant connu sous le nom de syndrome des ovaires polykystiques ou SOPK. On estime que cette condition touche environ une femme sur huit en Grande-Bretagne.

Les PMOS peuvent affecter les règles, la croissance des cheveux, le poids, la fertilité, l'humeur et l'état de la peau.

Les experts encouragent le changement du nom de SOPK en PMOS car l’ancien terme est jugé trop accentué sur les kystes et les ovaires. Cette méconnaissance est censée contribuer à un diagnostic tardif.

The Independent a également mentionné que les directives internationales recommandent un examen du risque de maladie cardiaque lorsque le patient est d́iagnostiqúe pour la premìre fois de PMOS. Les patients doivent aussi recevoir des explications sur les changements de style de vie et les risques de maladies à long terme.

Cependant, les enquêtes auprès des patients montrent que le diagnostic est encore souvent tardif. De nombreuses femmes se disent également insatisfaites des explications sur les risques à long terme pour la santé.

« Nos résultats confirment la nécessité d’une éducation pour les médecins et une meilleure sensibilisation des patients aux risques de maladies cardiovasculaires afin que les efforts de prévention précoce puissent être mieux appliqués », ont écrit les chercheurs.

Les maladies cardiovasculaires sont des troubles qui affectent le cœur et les vaisseaux sanguins.

L’équipe de recherche a demandé une étude approfondie qui suit les conditions des femmes jusqu’à la ménopause. Ils veulent également savoir si les médicaments du groupe GLP-1 ou les contraceptifs hormonaux affectent la relation entre PMOS et les maladies cardiaques.

Selon le NHS, le service de santé public britannique, le PMOS peut être reconnu à partir d’un certain nombre de symptômes.

Les symptômes peuvent inclure des menstruations irrégulières, une croissance excessive des cheveux, une perte de cheveux, un gain de poids, des difficultés à perdre du poids, des difficultés à tomber enceinte, de la dépression, de l’anxiété, une peau grasse, des acné et une fatigue intense.

Les autres symptômes sont des taches de peau épaisse et foncée, en particulier sur le cou ou les aisselles. Cette condition est appelée acanthosis nigricans.

L’Institut national pour l’excellence en matière de soins et de santé, ou NICE, l’organisme qui élabore les directives en matière de santé en Grande-Bretagne, recommande aux femmes atteintes de PMOS d’être examinées par un professionnel de la santé chaque année afin de surveiller les symptômes et de gérer les risques à long terme.

NICE estime que le PMOS touche environ 3 à 4 millions de femmes en Grande-Bretagne. Cependant, de nombreux cas sont supposément non diagnostiqués et leur traitement n’est pas uniforme.