La délégation américaine surveillera le retrait des troupes israéliennes du Sud-Liban

LE CAIRE - Une délégation américaine devrait arriver bientôt au Liban pour superviser le retrait israélien de la « zone pilote » du sud du pays, a annoncé jeudi le président libanais, citant l’ambassadeur des États-Unis.

Le Liban exige qu’Israël se retire de ces zones avant de participer à une nouvelle série de négociations prévues les 15 et 16 juillet à Rome, a dit une source diplomatique au courant des discussions à l’AFP, citée par Al Arabiya (10/7).

Le Liban et Israël ont conclu un accord-cadre le 26 juin appelant au désarmement du Hezbollah et à un retrait progressif d'Israël des territoires libanais occupés, tandis que l'armée libanaise serait déployée dans une « zone pilote ».

L'ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, a dit au président Joseph Aoun que « une délégation militaire américaine arriverait à Beyrouth dans les jours à venir pour déterminer les mécanismes de mise en œuvre sur le terrain », selon la présidence libanaise.

L'accord - rejeté par le Hezbollah - n'a pas fixé de calendrier pour le retrait des troupes israéliennes, et les responsables israéliens ont également promis que leurs troupes resteraient dans une « zone de sécurité » de 10 kilomètres (six miles) tant que le Hezbollah serait armé.

« Il est très important d’éviter un vide de pouvoir lorsque les troupes israéliennes se retirent de la zone prédéterminée », a ajouté Issa, selon une déclaration du président.

Le président libanais Joseph Aoun, de son côté, a de nouveau appelé les États-Unis à « exercer des pressions sur Israël pour qu'il mette fin à ses opérations militaires et se conforme aux dispositions du cadre ».

Le président Aoun lui-même devrait se rendre à Washington fin du mois sur l'invitation de son homologue américain Donald Trump.