L'hôpital de Glasgow enquête sur un cas d'ébola
JAKARTA — Un patient a subi des tests liés à une infection présumée par le virus Ebola dans un hôpital de Glasgow après avoir été soigné mardi matin (30/6).
Selon les médias locaux, le patient a été transporté à l’hôpital universitaire Queen Elizabeth de Glasgow, où une série de tests a été effectuée pour déterminer si le patient avait contracté le virus.
Le journal The National a rapporté que la personne venait de rentrer à Glasgow d'un pays touché par l'épidémie d'Ebola.
Selon Anadolu, mercredi 1er juillet, une source a dit au journal que l’ébola est une maladie mortelle et contagieuse, de sorte que des mesures d’urgence doivent être mises en place immédiatement pour protéger le personnel et le grand public.
« L’homme est venu à l’unité d’admission des urgences, où les gens sont renvoyés par leur médecin généraliste ou par le numéro 101 de l’organisme de santé, au lieu de devoir venir à l’unité d’urgence. L’unité a été immédiatement fermée et isolée du reste de l’hôpital », a dit la source.
Les autorités sanitaires locales n'ont pas confirmé le diagnostic.
Si elle est confirmée, ce sera le premier cas en Grande-Bretagne depuis que l’épidémie qui a récemment éclaté en République démocratique du Congo a été déclarée comme une condition d’urgence sanitaire publique et a attiré l’attention internationale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
La semaine dernière, la France a confirmé son premier cas d'Ebola importé après qu'un médecin humanitaire est rentré d'une mission en RDC.
L'épidémie d'Ebola, qui est concentrée dans la province orientale d'Ituri, s'est propagée à des régions voisines et a poussé à une surveillance accrue en Ouganda, au milieu des inquiétudes quant à une transmission transfrontière.
Les responsables de la santé ont prévenu que l’épidémie continue de représenter une menace régionale significative, en particulier dans les zones touchées par des conflits, des déplacements de population et des infrastructures de soins de santé faibles.
L'épidémie est provoquée par une souche rare du virus Ebola, la souche Bundibugyo, pour laquelle il n'existe pas de vaccin. Cette maladie provoque une fièvre hémorragique grave et se propage par contact direct avec les liquides corporels humains infectés.