Le négociateur en chef dit que le détroit d'Ormuz sera géré par l'Iran
JAKARTA - Le chef de la négociation iranienne Mohammad Bagher Ghalibaf a déclaré que le Diable de Hormuz serait administré par Teheran, selon un rapport des médias gouvernementaux mardi, après des discussions en Suisse pour mettre fin à la guerre provoquée par les attaques des États-Unis et d’Israel.
L’Iran et les États-Unis ont accepté lundi de construire une ligne de communication pour maintenir les voies maritimes vitales ouvertes et mettre fin aux combats au Liban, ont déclaré les médiateurs, après la première série de pourparlers du week-end.
« La Manche d’Hormuz ne reviendra jamais à son état antérieur à la guerre et sera gérée par la République islamique d’Iran, conformément au droit international », a déclaré Ghalibaf en revenant du site des pourparlers, selon IRNA, rapporte Al Arabiya de l’AFP (23/6).
Dans une vidéo publiée sur le compte Telegram de Ghalibaf, le président du Parlement iranien a déclaré que les discussions au resort suisse de Burgenstock avaient abouti à des « bons progrès ».
« Selon moi, ce voyage a atteint de bons résultats, en particulier en ce qui concerne les discussions sur le détroit d’Ormuz, les discussions sur le Liban, le problème de l’exclusion pétrolière et le problème du déblocage des fonds gelés », a-t-il expliqué.
En attendant, les États-Unis ont temporairement suspendu les sanctions sur le pétrole iranien lundi, après que le vice-président JD Vance a dit que Téhéran autoriserait les inspecteurs nucléaires des Nations unies à retourner dans le pays, après les discussions.
Dans le cadre de l'accord, Téhéran recevra également des formes de relâchement des sanctions de Washington, ainsi que le déblocage d'actifs.
« Bien sûr, nous croyons que nous sommes encore au début de ce travail et que nous devons poursuivre nos efforts », a ajouté Ghalibaf dans la vidéo.
Les médias du gouvernement iranien ont rapporté que Ghalibaf s'est arrêté en Oman, qui partage le détroit d'Ormuz.
Ce canal, fermé par l'Iran au début de la guerre, a rouvert la semaine dernière, après que Washington et Téhéran eurent conclu un accord.
Mais Téhéran a annoncé samedi avoir fermé à nouveau le détroit en réponse à l'attaque israélienne au Liban.
Depuis, Téhéran et Washington ont convenu de construire une ligne de communication « pour éviter les incidents et les malentendus dans le but d’assurer la sécurité des navires commerciaux » sur les voies navigables, selon les médiateurs du Qatar et du Pakistan.
Le trafic maritime dans le détroit a continué lundi à circuler à une vitesse plus rapide qu’avant l’accord entre les États-Unis et l’Iran sur les pourparlers visant à mettre fin à la guerre, selon les sociétés de suivi.