Cas de Deepfake Sexuel en Corée du Sud, l'ancien partenaire est souvent l'auteur

JAKARTA - L’ancien couple est de plus en plus souvent cité comme coupable dans le cas de l’enregistrement illégal et de la violence sexuelle par deepfake en Corée du Sud. Le nombre a fortement augmenté au cours des trois dernières années.

Selon un rapport de Yonhap cit́ le mardi 23 juin, un sondage du gouvernement sud-coréen a montré que 30,2 pourcent des victimes d’enregistrement illicite et de deepfake ont nommé leur ex-partenaire comme coupable. Dans un sondage de 2022, le chiffre était encore de 9,3 pourcent.

Une augmentation plus forte a été observée chez les victimes femmes. Dans l’étude 2025, 42,5 pourcent des victimes femmes ont nommé leur ex-partenaire comme agresseur. Trois ans plus après, le chiffre était de 13,8 pourcent.

Deepfake est une ingénierie de photos, de vidéos ou de voix avec des technologies digitales afin que quelqu'un semble faire ou dire quelque chose qui n'a pas vraiment eu lieu. Dans le cas sexuel, cette technologie peut être utilisée pour créer du contenu intime faux qui nuit à la victime.

L’étude cit́ée par Yonhap a également régistré d’autres changements. Les victimes qui ont nommé des inconnus comme auteurs sont descendues de 46 % en 2022 à 21,4 % dans le dernier sondage.

Cela dit, le sondage a montré une baisse générale du nombre de personnes ayant subi des violences sexuelles au cours de leur vie.

Le nombre de victimes qui ont signalé avoir subi des violences sexuelles par le biais de dispositifs de communication a baissé de 9,8 % en 2022 à 7,6 % dans le dernier sondage.

Le nombre de personnes ayant déclaré avoir subi un viol ou une tentative de viol a également baissé, passant de 0,2 % à 0,1 % au cours de la même période.

L'enquếe sur la securité de la violence sexuelle est organisée tous les trois ans par le ministeré de l'égalité des sexes et de la famille de la R. D. Corée. Cette enquetée est utilisée pour photographier la condition de la violence sexuelle et constitue la matierère d'élaboration des politiques.

Le dernier rapport a été réalisé sur la base d’une étude de 10 151 adultes de 19 à 64 ans entre août et octobre 2025.