Ministre des droits de l'homme : MBG, section de la réalisation des droits fondamentaux des citoyens

JAKARTA - Le ministre des droits de l’homme Natalius Pigai a affirmé que le programme Makan Bergizi Gratis (MBG) faisait partie des efforts de l’Etat pour remplir les droits fondamentaux de la population.

Selon lui, l'évaluation de la mise en œuvre du programme MBG doit être placée dans le cadre de l'amélioration de la gouvernance, et non immédiatement évaluée comme une violation des droits de l'homme.

Pigai dans sa déclaration à Jakarta, mardi, a déclaré que MBG était un processus de développement visant à réduire la malnutrition dans la société, en particulier chez les groupes sensibles, dans le cadre de la réalisation du droit à l’alimentation, à la santé et à l’éducation reconnu dans différents instruments internationaux des droits de l’homme.

« MBG dans le contexte des droits de l’homme est toujours en cours de réalisation des besoins en matière de droits de l’homme. En outre, le programme MBG est un processus de construction dans la réalisation des normes des droits de l’homme. Par conséquent, il ne peut pas être qualifié de violation des droits de l’homme », a déclaré Pigai.

Il a dit que l’évaluation de la mise en œuvre du programme demeurait necessaire pour assurer que les objectifs de la realisation des droits fondamentaux soient atteints de la meilleure façon possible. Cependant, l’évaluation de la violation des droits de l’homme doit être effectúe avec prudence et proportionnée.

« Mais il faut une évaluation, oui. Ne dis pas tout à coup que c’est une violation des droits de l’homme. Il n’y a pas de principes des droits de l’homme si on dit juste ça », a-t-il dit.

Pigai a expliqué que les divers instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme poussaient les États à renforcer le système de protection de la population en fournissant des services de santé, d’éducation, de nourriture et d’autres besoins de base sans discrimination.

Dans ce contexte, MBG est considéré comme conforme à l'approche de développement fondée sur les droits de l'homme.

Selon Pigai, le programme qui élargit l’accès des populations aux besoins de base, y compris la nutrition, est aussi conforme aux normes mondiales développées par diffères institutions internationales, y compris les mécanismes des droits de l’homme au sein de l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Il a ajouté que le cadre des droits de l’homme moderne est étroitement relíé à l’agenda des objectifs de développement durable (ODD) 2030 qui insiste sur la réduction de la pótérie, l’égalité sociale et l’émancipation des groupes vulnérables.

« Dans ce contexte, une approche du développement qui privilégie l’égalité sociale, la réduction de la pauvreté et l’autonomisation des groupes vulnérables devient une partie importante de la stratégie de mise en œuvre des droits de l’homme », a-t-il dit.

Pigai a ajouté que MBG est un instrument pour accélérer la réalisation de cet objectif par l’amélioration de la qualité nutritionnelle et de la santé publique.

« Le programme MBG se concentre délibérément sur ceux qui sont les plus en retard, s’efforce d’être autonomisant et inclusif pour les jeunes et les groupes marginalisés », a-t-il dit.