Israël disperse des pesticides, le Liban proteste auprès du Conseil de sécurité des Nations unies

LE CAIRE - Le ministère des Affaires étrangères du Liban a protesté contre le pulvérisage de glyphosate, un herbicide toxique, dans sa ville par l'armée israélienne.

Citant l’AFP, le Liban a transmis les protestations au Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) et au secrétaire général de l’ONU la semaine dernière, sur la base d’une déclaration du ministère des Affaires étrangères libanais le dimanche 14 juin.

Le Liban a dit que le serpent militaire israélien avait répandu des poisons végétaux sur sa frontière avec le pays sioniste en février 2026, un mois après que l'Israël a mené une invasion terrestre complète du sud du Liban.

Le ministère des Affaires étrangères du Liban a déclaré que « les analyses chimiques et les analyses de laboratoire effectuées par son ministère sur des échantillons de terre » dans les villages frontaliers du sud du Liban, à savoir Aita Al-Shaab, Ras Naqura et Dhayra « ont confirmé la présence de glyphosate à des concentrations élevées ».

La déclaration a également déclaré que le taux était « bien au-dessus » des chiffres généralement trouvés dans les zones agricoles après une utilisation régulière par les agriculteurs.

Le ministère des Affaires étrangères libanais a indiqué que la base de son rapport à l'ONU était basée sur des recherches et des études approfondies du Conseil national libanais pour la recherche scientifique (CNRS).

À l'époque, la mission de paix des Nations unies au Liban a dit qu'Israël avait informé son intention de pulvériser un « produit chimique non toxique » près de la frontière et avait prévenu les soldats de la paix de se mettre à l'abri.

Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé ces pulvérisations comme « une violation flagrante de la souveraineté du Liban et un crime contre l’environnement et la santé ».

De plus, le ministère a également déclaré que le Liban avait déploré au Conseil de sécurité des Nations unies les attaques israéliennes continues contre le Liban, y compris « l’attaque de véhicules militaires libanais » au début du mois qui a tué deux officiers en service et un soldat.