Japon ouvre la porte à l'exportation de navires de destruction Asagiri vers l'Indonésie
JAKARTA — Le Japon et l’Indonésie ont entampé des discussions sur la possibilité d’exporter des navires de guerre de classe Asagiri à Jakarta. Cette question a émergé alors que Tokyo a été en train d’élargir sa cooṕeration défensive avec des pays partenaires.
D’après un rapport de Kyodo News, vendredi 5 juin, un accord a été conclu pour entamer des discussions au niveau du travail lors d’une rencontre entre le ministre japonais de la Défense Shinjiro Koizumi et le ministre indonésien de la Défense Sjafrie Sjamsoeddin à Tokyo, vendredi.
Selon le ministère japonais de la Défense, les discussions seront menées dans le cadre d'un cadre de travail de niveau officiel qui a été mis en place le mois dernier.
Les destroyers de la classe Asagiri sont des navires polyvalents appartenant à la Marine de défense maritime ou à la Marine de défense japonaise. En général, ce type de navire peut être utilisé pour diverses missions maritimes, y compris la protection et la sécurité maritimes.
Pour le Japon, ce plan fait partie des efforts visant à élargir la coopération en matière d’armement. Tokyo encourage également une telle coopération avec d’autres partenaires en matière de sécurité, tels que les Philippines et la Nouvelle-Zélande.
Cette mesure a eu lieu après que le Japon a assoupli les restrictions sur les exportations d'armes meurtrières en avril. Cette politique ouvre plus de place à Tokyo pour exporter des équipements de défense vers les pays partenaires.
Selon Kyodo News, Sjafrie a exprimé le souhait de l’Indonésie de développer la cooṕeration en matíre d’armements et de technologie de défense. L’une des options discutées a été la possibilité de transférer un frégate de type multirole japonais à l’Indonésie.
Cette question est importante pour l'Indonésie car la nécessité de maintenir la zone maritime est immense. L'Indonésie est un pays insulaire, et la capacité de la flotte maritime est l'une des clés de la défense.
Mais ces discussions sont encore à un stade préliminaire. Les deux pays ont seulement convenu de discuter de cette possibilité au niveau du travail. Il n’y a pas de décision finale sur les exportations, le nombre de navires, le prix, le schéma de financement ou le calendrier de transfert.