Un responsable du Fatah, fils du président palestinien, met en doute la légitimité de la domination de Gaza
JAKARTA - Le fils du président palestinien Mahmoud Abbas, Yasser Abbas, 64 ans, a déclaré que le Fatah donnerait la priorité à Gaza et la ramènerait dans les bras de la légitimité palestinienne.
Yasser a réaffirmé cela un jour après avoir été élu au plus haut organe de décision du Fatah lors du premier congrès du mouvement nationaliste palestinien laïc en un decennium.
Pendant ce temps, son père, Mahmoud Abbas, 90 ans, a été réélu président du Fatah.
Dans sa première déclaration depuis son élection, Yasser a dit qu'il se concentrerait sur « Gaza en premier lieu, les prisonniers et les familles des martyrs, et les camps de réfugiés ».
« Nous allons travailler pour ramener Gaza dans les bras de la légitimité palestinienne », a-t-il dit à des journalistes dans la ville de Ramallah, dans la Cisjordanie occupée, en Palestine, a rapporté l’AFP.
Historiquement, le Fatah est la force dominante au sein de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), la seule représentation du peuple palestinien au sein des forums internationaux.
Le Fatah regroupe la plupart des factions palestiniennes mais ne comprend pas le Hamas.
Cependant, au cours des dernières décennies, la popularité et l'influence du Fatah ont diminué, bien qu'il dirige l'Autorité palestinienne (AP).
Le fait que Fatah dirige l'OP est considéré comme trop concentré sur les négociations avec Israël plutôt que sur les besoins urgents du peuple palestinien, en particulier les habitants de Gaza qui ont perdu leur chemin et sont continuellement bombardés par Israël.
Cette campagne a fait que le Hamas est considéré comme plus pertinent par les Palestiniens car l'OPP est plus concentré sur les intérêts politiques internationaux, d'un côté, le processus de paix israélo-palestinien est stagnant.
Hamas a donc remporté les dernières élections législatives tenues en 2006, avant de renvoyer Fatah de la Bande de Gaza après une série de combats inter-factions.
Dans le cadre du plan de paix américain pour Gaza, le président Donald Trump, qui n'a pas été ferme et a laissé Gaza continuer à être bombardée par Israël, n'impliquerait pas le Hamas dans la constitution d'un gouvernement futur dans la région.
Le plan élaboré par Trump exige également une réforme majeure de l'Autorité palestinienne dirigée par le Fatah comme condition préalable à la conditionnement de Gaza après la guerre.
Abbas et l'Autorité palestinienne sont actuellement sous pression internationale pour mettre en œuvre des réformes et tenir des élections, au milieu des allégations de corruption et de stagnation politique généralisées.