16 familles en France poursuivent TikTok, accusé de provoquer des troubles mentaux chez les adolescents
JAKARTA - Un groupe de 16 familles en France a déposé lundi 12 mai une plainte collective contre la plate-forme de vidéos courtes TikTok auprès du parquet de Paris.
Représentés par l'avocat Laure Boutron-Marmion, les plaignants ont accusé TikTok d'avoir « abusé d'une vulnérabilité » en exploitant les vulnérabilités mentales des adolescents via les algorithmes de sa plateforme.
Selon Franceinfo, les familles estiment que TikTok contribue également à des cas de suicide et à des troubles mentaux graves chez les mineurs.
« Nous sommes confrontés à des machines conçues et développées pour exploiter ces vulnérabilités. TikTok crée une prison mentale pour les adolescents, une prison pleine de souffrance », a déclaré Boutron-Marmion.
Il a même comparé l’impact de TikTok à un « crack numérique », en référence au niveau d’addiction élevé que la plate-forme provoque.
La plainte est adressée aux dirigeants de TikTok en France et au niveau international. Selon Boutron-Marmion, l'entreprise comprend parfaitement le fonctionnement de son algorithme de recommandation.
« C’est un système de recommandation très personnalisable et sans fin qui déclenche une forte dépendance et exploite les vulnérabilités des adolescents », a-t-il dit.
Il a ajouté que TikTok connaissait l’impact de sa plate-forme sur la santé mentale des jeunes utilisateurs, mais qu’il n’avait pas agi de manière suffisante.
Par le biais de cette action, les familles veulent amener TikTok devant un tribunal pénal français pour présumé abus de vulnérabilité, en plus du processus d'action en justice civile qui est actuellement en cours.
En fait, plusieurs familles impliquées ont perdu des enfants par suicide. D'autres ont signalé des cas d'anorexie, de dépression, et même des pensées suicidaires après une utilisation intensive de TikTok.
En plus de la plainte judiciaire, la plainte demande également une réglementation plus stricte des médias sociaux en France, y compris une proposition de interdiction de l'utilisation des médias sociaux pour les enfants de moins de 15 ans qui est actuellement à l'examen par le gouvernement local.