Iran dit que l'enrichissement de l'uranium est un droit, son niveau peut être négocié
JAKARTA - Le ministère des Affaires étrangères iranien a affirmé mercredi que le droit de Téhéran à enrichir de l'uranium était « incontesté » même si le niveau d'enrichissement était « négociable ».
Lors d'une conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré que le droit à l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire ne pouvait pas être « privé sous la pression ou par la guerre ».
« En ce qui concerne le niveau et le type d’enrichissement, nous avons toujours dit que cette question pouvait être négociée. Nous avons souligné que l’Iran devait pouvoir poursuivre l’enrichissement en fonction de ses besoins », a-t-il expliqué, citant Al Arabiya de l’AFP (16/4).
Le programme nucléaire iranien est l’un des sujets de discussion des pourparlers de paix avec les États-Unis qui se sont terminés par un blocus au Pakistan ce week-end. Ils ont eu lieu après que les deux pays avaient conclu un cessez-le-feu de deux semaines la semaine dernière, apaisant les tensions au Moyen-Orient à la suite de l’attaque américaine-israélienne contre l’Iran le 28 février.
En s’appuyant sur Al Arabiya de The Associated Press, le gouvernement Trump a déclaré que l’objectif principal de la guerre était d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. L’Iran a déclaré auparavant qu’il ne développait pas de telles armes mais a réfus de restreindre son programme nucléaire.
Les premiers rounds de discussions entre les deux pays fin de semaine dernier au Pakistan n’ont pas abouti à un accord. La Maison-Blanche a déclaré que les ambitions nucléaires iraniennes étaient un point important qui faisait obstacle.
Cependant, un diplomate iranien qui a parlé sous le sceau de l'anonymat en raison de la sensibilité des discussions fermées a nié que les négociations aient échoué en raison des ambitions nucléaires de l'Iran.
En parallèle, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, a souligné mercredi la nécessité d'une vérification approfondie du programme nucléaire iranien et que ces mesures fassent partie d'un accord potentiel entre Washington et Téhéran.