La BCE met en lumière les risques de l'AI Mythos, l'Europe bancaire est entrée dans une phase d'alerte

JAKARTA — Les inquiétudes concernant l’intelligence artificielle sont de plus en plus vives. La Banque centrale européenne (BCE) aurait testé la préparation des grandes banques aux risques liés au dernier modèle d’IA d’Anthropic, Mythos. Ce modèle est censé renforcer les cyberattaques de manière significative.

Cette mesure marque une escalade sérieuse de la part des régulateurs européens en réponse à une nouvelle menace potentielle qui ne vient pas de hackers humains, mais d'algorithmes.

Le modèle Mythos est censé avoir des capacités de codage de haut niveau, ce qui permet à cette IA de trouver des failles de sécurité et même de concevoir des moyens de les exploiter.

Les experts estiment que cette capacité pourrait devenir un facteur de changement dans le monde de la cybersécurité - en particulier pour le secteur bancaire qui dépend encore largement des systèmes anciens.

En raison des risques, la version actuelle, Claude Mythos Preview, n'a même pas été largement publiée au public.

La BCE commence à collecter des données et à préparer les banques

Selon une source au courant des plans, les superviseurs de la BCE rassemblent actuellement des informations sur Mythos. Le but est d'évaluer dans quelle mesure les banques sous leur surveillance sont prêtes à faire face à cette menace potentielle.

Contrairement à l'approche des États-Unis, qui implique des rencontres d'urgence avec les PDG des banques, la BCE a choisi une voie plus systématique par le biais d'un dialogue régulier avec le personnel bancaire. Un porte-parole de la BCE a refusé de commenter officiellement cette mesure.

Réponse mondiale

Les inquiétudes concernant Mythos ne se limitent pas à l’Europe. Aux États-Unis, le ministre des Finances américain, Scott Bessent, a tenu une rencontre d’urgence avec les PDG des banques, en compagnie du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell.

Le président américain Donald Trump a également exprimé son soutien à l'intensification de la protection du système financier contre les menaces d'IA.

En Angleterre, en méme temps, les responsables gouvernementaux ont prévenu que Mythos était «́ significativement plus capable dans les cyber-attaques » que les modèles d’IA précédentes.

Le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, a insisté sur le fait que les régulateurs devaient comprendre rapidement les implications de cette technologie avant qu’il ne soit trop tard.

Project Glasswing

En tant que mesure d’atténuation, Anthropic a lancé une initiative appelée Project Glasswing. Ce programme implique de grandes entreprises technologiques, des fournisseurs de cybersicurezza, jusqu’aux banques telles que JPMorgan Chase pour tester le modèle de manière limit́ee et mettre en place des systèmes de défense.

Cette approche montre que même les développeurs d'IA eux-mêmes sont conscients des risques potentiels de la technologie qu'ils créent.

La BCE a précédemment inclus le risque technologique comme une des priorités majeures pour la période 2026-2028. La présence de Mythos renforce cette urgence.

Aujourd'hui, l'industrie financière est confrontée à une nouvelle réalité : la cybermenace n'est plus seulement une question de malware ou de phishing, mais aussi d'IA capable de penser, d'apprendre et d'attaquer de manière autonome.

Au milieu de la course à l’innovation, une chose est claire - la banque la plus sûre n’est pas la plus sophistiquée, mais celle qui est la mieux préparée à faire face à l’IA.

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