Pas une action spontanée, Connie Bakrie soupçonne Andrie Yunus d'avoir opéré une opération structurée

JAKARTA - L’utilisation présumée de la résidence officielle du ministère de la Défense dans le cas de la violence contre Andrie Yunus est considérée comme un signal d’alarme grave pour la gouvernance de l’intelligence nationale. Le gouvernement est également invité à ouvrir de manière transparente les acteurs principaux et le « metteur en scène » derrière l’incident.

Cela a été communiqué par l’expert en géopolitique et militaire Connie Rahakundini Bakrie lors d’une discussion publique organisée par le Conseil de direction du Congrès de la jeunesse indonésienne (DPP IYC) à Jakarta, jeudi 9 avril.

Selon Connie, les indications de l’utilisation des installations de l’État dans la série d’attaques montrent qu’il ne s’agit pas d’une question simple, mais qu’elle est liée à la possibilité d’un échec systémique dans la surveillance et la coordination des renseignements.

« L’intelligence stratégique nationale n’est pas seulement un outil de défense du pays, mais aussi un gardien de la démocratie et des droits de l’homme. Si la coordination est faible et que la protection des droits de l’homme est négligée, l’intelligence peut devenir une menace pour son propre peuple », a-t-il dit.

Il a souligné le modèle d'événements qui n'est pas considéré comme spontané. Les étapes systématiques, de la planification à la mise en œuvre, indiquent l'existence d'une opération structurée.

« Cela montre la possibilité qu’il y ait des acteurs derrière les coulisses qui doivent être révélés au grand jour », a affirmé Connie.

De plus, il a rappelé le risque de mission creep ou d'élargissement des fonctions de renseignement au niveau national. Pourtant, le mandat de renseignement stratégique devrait se concentrer sur la défense externe.

« Si l’intelligence pénètre dans le domaine de la surveillance politique interne, c’est une menace sérieuse pour la démocratie et la protection des droits de l’homme », a-t-il dit.

Connie s’est également interrogée sur la faiblesse de la coordination interinstitutionnelle, y compris entre le ministère de la Défense, le BAIS TNI et l’intelligence civile. Selon lui, cette condition peut ouvrir la voie à des actions hors contrôle ou à des chevauchements de compétences.

Il estime que sans une explication ouverte du gouvernement, le public continuera à se demander qui est le principal acteur et qui contrôle l’opération.

« Cette affaire doit être divulgúe jusqu’aux racines, y compris les motifs, les acteurs intellectuels et la chaîne de commandement », a-t-il déclaré.

En attendant, le directeur exécutif de Lingkar Madani Indonesia (LIMA), Ray Rangkuti, a insisté que les cas avec des victimes civiles ne devraient pas être juges par un tribunal militaire.

Il a encouragé le commandant en chef de l’OTAN à instruire immédiatement la procédure judiciaire devant un tribunal général afin de garantir la transparence et la responsabilisation.

« Si cela continue d’être laissé au tribunal militaire, il est difficile pour le public d’obtenir des éclaircissements. Il doit être ouvert et traité publiquement », a déclaré Ray.

La demande au gouvernement de révéler ouvertement les acteurs principaux derrière cette affaire est considérée comme importante pour assurer la justice aux victimes tout en préservant la confiance du public dans les institutions de l'État.