Touchant Linggarjati, le ministre de la Culture a dit que l'histoire doit vivre, pas seulement être conservée

KUNINGAN - Le ministre de la Culture (Menbud) Fadli Zon a mis en exergue deux grands travaux à Kuningan, soit le soin des bâtiments historiques et la réanimation de leur fonction afin de les rendre proches du public aujourd’hui. Lors d’une visite au Palais de la Conciliation Linggarjati, au Palais Sjahrir et à un sarasehan culturel, vendredi 3 avril, Fadli a insisté sur le fait que l’histoire ne devait pas seulement être conservée, mais qu’elle devait être comprennée et ressentie.

Dans le bâtiment de négociation de Linggarjati, le ministre des Affaires étrangères Fadli a mentionné l’importance des négociations de 1946 qui ont servi de base à la diplomatie de la République d’Indonésie. Bien que les résultats aient alors suscité des pro et des contre car la souveraineté indonésienne n’a été reconnue que sur Java, Sumatra et Madura, il a jugé que cette mesure était une stratégie tactique pour garantir une place dans le droit international.

Selon le ministre, la façon de transmettre l’histoire doit également changer. Le musée Linggarjati est jugé nécessaire pour renforcer la présentation avec une touche digitale, depuis les archives sonores originales, l’animation de la marche des négociations, jusqu’à l’utilisation de l’intelligence artificielle pour réaliser des photos anciennes.

« De cette façon, l’histoire n’est pas seulement comprise, mais peut également être ressentie plus près », a dit Fadli.

De Linggarjati, Fadli a également visité le Gedung Sjahrir. Ce bâtiment est déclaré avoir une valeur importante car il est le lieu où Sutan Sjahrir s’est réposté entre les entretiens. Le président Soekarno est également venu ici. Le général a été le scène des rencontres entre des personnalités indonesiennes, des délegations hollandaises, des mediateurs britanniques et des journalistes internationaux.

Dans le sarasehan culturel avec des artistes et des culturels de Ciayumajakuning, Fadli a insisté sur le fait que la culture n’est pas une affaire marginale. Selon lui, la culture est la base de l’économie créative. Par conséquent, l’État ne doit pas seulement protéger et préserver, mais également encourager la culture à devenir une force économique.

Cette visite montre que Kuningan n'a pas manqué d'histoire et de potentiel culturel. Le défi réside dans la façon de les entretenir, de les présenter et de les relier à la génération actuelle.