Palestiniens de Cisjordanie en grève pour rejeter la loi israélienne sur la peine de mort
JAKARTA - Des grèves de masse ont eu lieu en Cisjordanie palestinienne comme mesure de protestation de la population contre la loi du régime sioniste israélien qui facilite la condamnation à mort des prisonniers palestiniens.
Selon un rapport de la correspondante d’Anadolu, les commerces, les organismes gouvernementaux et privés, les banques, les campus et les écoles sont fermés pendant la grève. Les hôpitaux et les boulangeries restent ouverts.
Les rues de la ville de Ramallah, le centre administratif de l'Autorité palestinienne, étaient également vides avec la fermeture des commerces.
La grève a été lancée sur l'appel du mouvement Fatah mardi (31/3) comme une mesure globale pour exprimer le rejet de la loi sioniste nouvellement adoptée lundi (27/3).
Selon Fatah, la grève est une tentative urgente pour forcer Israël à annuler la loi, qui marque une escalade dangereuse et constitue une violence contre le peuple palestinien.
Selon un reportage d’ANTARA, mercredi 1er avril, le groupe palestinien a également demandé une mobilisation publique et une pression internationale plus large pour que le régime sioniste revoie la loi.
L'organe législatif israélien a approuvé lundi cette loi controversée.
La loi prévoit la peine de mort pour les Palestiniens condamnés pour meurtre intentionnel d'Israéliens, même s'ils n'ont pas été demandés par le procureur ou par un verdict unanime du jury.
Les nouvelles règles s'appliquent également aux tribunaux militaires lorsqu'ils traitent des cas impliquant des Palestiniens dans la Rive occidentale, qui est encore occupée par Israël.
Selon la Commission des affaires carcérales, 117 Palestiniens actuellement détenus en Israël pourraient être touchés par les conséquences de la loi.
La ratification de la loi a également suscité de vives critiques parmi la population israélienne. Un certain nombre de 1 200 personnalités israéliennes, dont des lauréats du prix Nobel, d'anciens officiers militaires et un ancien juge de la Cour suprême, ont qualifié le règlement de « tache morale ».
En attendant, plus de 9 500 Palestiniens, dont 350 enfants et 73 femmes, sont actuellement détenus dans des prisons israéliennes, selon des responsables palestiniens qui ont également suspecté que les détenus subissaient des tortures, des privations et des négligences médicales.
Depuis octobre 2023, Israël continue d'intensifier ses actions contre les prisonniers palestiniens dans le cadre de son agression militaire dans la bande de Gaza, qui, selon les autorités palestiniennes, a fait plus de 72 000 morts et blessé 172 000 autres, dont la plupart sont des femmes et des enfants.