Al-Azhar condamne la loi israélienne autorisant l'exécution de prisonniers palestiniens et demande une action internationale

JAKARTA - Al-Azhar, le plus haut institut islamique sunnite d'Egypte, a exprimé mardi sa profonde inquiétude face à l'échec du système juridique international à s'attaquer à la promulgation par Israël de lois autorisant l'exécution de prisonniers palestiniens.

Cela a été dit dans une déclaration publiée un jour après que la Knesset israélienne a voté une loi autorisant l'exécution de prisonniers palestiniens par 62 voix contre 48, avec un abstention, au milieu des cris de joie des partis de droite.

Al-Azhar a déclaré qu’ils « regrettént fortement et exprimént leur profonde déception face à l’effondrement du système juridique international et à son incapacité à faire face à la promulgation du projet de loi par l’occupation israélienne pour appliquer la peine de mort aux prisonniers et aux condamnés palestiniens », cité de WAFA (31/3).

Al-Azhar a déclaré plus loin que « cette crimée exprime une fois de plus le visage sanglant de l’occupation, qui n’est pas satisfaite des crimes en cours mais cherche à rendre la criminalité et le meurtre licités, en lui accordant une protection juridique fausse et manifeste ».

Al-Azhar a souligné « le rejet catégorique de toutes les mesures ou décisions prises par l'occupation pour légitimer le meurtre de Palestiniens ».

Il a également été souligné que « cette décision n'est rien d'autre que le dernier effort de l'occupation pour légitimer un meurtre, qui ne change pas son caractère originel ; cela reflète l'état de barbarie et de décadence morale, ainsi que la violation de toutes les valeurs humanitaires ».

À cet égard, Al-Azhar a appelé la communauté internationale et les organisations de défense des droits de l'homme à « assumer leurs responsabilités morales et juridiques en ce qui concerne les actions qui ignorent ouvertement les lois et les normes internationales ».

Al-Azhar a exigé des mesures immédiates pour mettre fin à l'application de la loi, demander des comptes à ceux qui en sont responsables et protéger la vie des civils.