Un pont en bois vieux de plusieurs centaines d'années en Chine a survécu grâce à la compétence de son artisan, qui est toujours en vie

JAKARTA - Des centaines de ponts en bois anciens à Tongdao, en Chine, survivent toujours non pas en raison de restaurations massives. Selon un rapport de China Daily, les bâtiments restent en vie parce que les habitants les s’en occupent et que les artisans transmettent encore leurs connaissances à la prochaine génération.

Dans le district autonome de Dong Tongdao, Hunan, il y a 117 ponts couverts, dont neuf ont le statut de patrimoine national. Au niveau national, les résultats de la collecte de données dans le cadre d’un programme de conservation de trois ans ont enregistré 2 193 ponts couverts en Chine.

Pour les habitants de Dong, ces ponts ne sont pas seulement des passages sur l’eau. Ils deviennent un abri, un espace de rassemblement, et on pense même qu’ils apportent la chance. C’est pourquoi les ponts sont connus sous le nom de « ponts de vent et de pluie », et certains les appellent « ponts de chance ».

Selon China Daily, cité mardi 31 mars, le travail de maintenance des ponts se déroule de manière routinière et silencieuse. Yang Huixiang, un fonctionnaire de l’unité de conservation du patrimoine Tongdao, étudie et examine leur état depuis 20 ans. Chaque semaine, il se rend dans les ponts, dont certains ont entre 100 et 200 ans. Pour lui, les ponts sont comme de vieux amis.

La conservation à Tongdao n’est pas non plus soutenue par des projets importants. L’accent est plutôt mis sur les soins quotidiens et la prévention des incendies. Ce qui estime la durabilité est né de techniques de bois traditionnelles solides, mais aussi de la coutume des habitants qui depuis longtemps se sont concertés pour collecter des fonds, des matériaux et de l’énergie pour réparer les ponts lorsqu’ils sont endommagent.

Dans les années 1970, le pont Huilong a été détruit par une inondation. Ce qui est interessant, c'est que les habitants ont ramassé les bois qui ont coulé, les ont ramenés en amont et ont reconstruit le pont. Cet evenement montre que, pour les habitants de Tongdao, le pont n'est pas seulement un bâtiment, mais une partie de leur vie.

Une autre figure dans ce travail de conservation est Yang Shengchun, héritier du niveau provincial pour la technique de construction traditionnelle en bois de Dong. Trois générations de sa famille sont devenus des charpentiers locaux. Il explique que le cœur de la technique réside dans les joints de bois de chevilles et de trous, aidés par un code spécial appelé moshiwen pour que chaque morceau de bois se ferme hermétiquement. Pour le maîtriser, il faut au moins trois ans.

Il enseigne maintenant plus de 20 élèves. La plupart ont plus de 50 ans. Mais son principal élève est en fait son arrière-petit-fils qui n’a pas encore 30 ans. C’est là que réside le point important de cette préservation: ce n’est pas seulement le pont qui est préservé, mais aussi les connaissances qui lui permettent de rester debout.

Après que les incendies ont détruit le pont Wan'an dans le Fujian en 2022, la Chine a renforcé le modèle de préservation qui combine la conservation physique avec la protection du patrimoine immatériel. En 2024, la conception et la pratique de la construction de ponts en arc de bois chinois ont également été inscrites sur la liste de l'UNESCO.

À Tongdao, des outils modernes tels que la modélisation numérique et la numérisation 3D commencent à être utilisés. Mais selon Yang Huixiang, les outils ne sont qu'une aide. Ce qui reste à déterminer, c'est la compétence manuelle héritée, car sans elle, le pont ancien pourrait rester debout, mais la connaissance est perdue.