Qatar ouvre un retard de paiement et ajoute de la liquidité, les banques sont prêtes à faire face aux effets de la crise iranienne
JAKARTA - La Banque centrale du Qatar commence à prendre des mesures d’anticipation pour atténuer l’impact du conflit iranien sur le secteur financier. Selon un rapport d’Arab News cité mardi 31 mars, les banques du Qatar sont maintenant autorisées à retarder le paiement du principal et des intérêts des emprûtes jusqu’à trois mois pour les clients affectes.
Cette politique a été prise alors que le conflit impliquant les États-Unis, Israél et l’Iran continue d’ajouter de l’incertitude sur les marchés de la région. Pour le Qatar, le risque n’est pas seulement celui des sentiments du marché, mais aussi celui de maintenir la liquidité bancaire afin que la pression ne se propage pas au niveau du credit et des flux de câche.
Dans son déclaration, la Banque centrale du Qatar a déclaré que le retard de paiement des emprunts pouvait être accord́ selon les politiques internes des banques et les directives de supervision en vigueur. L’autorité montaire a ajouté des soutiens de liquidité pour maintenir le système financier stable.
Arab News rapporte que la Banque centrale du Qatar estime que la situation bancaire reste solide. La liquidité est demeurée solide, le taux d’équilibre des banques est bien au-dessus des dispositions de la reglémentation, et les reserves sont toujours assez grosses pour couvrir les risques de credit.
La banque centrale a également déclaré que les banques du Qatar conservent toujours une grande liquidité, en monnaie locale et en devises. Les fonds disponibles sont considérés comme suffisants pour servir les besoins des clients, maintenir l’activité du marché normale et faire face aux pressions de financement à court terme si la situation se dégradait.
Mais le Qatar ne s’est pas contenté d’évaluer que son système bancaire est toujours en sécurité. La banque centrale a également ouvert un repo de rial qatari, c’est-à-dire un prêt de liquidité a court terme aux banques avec une garantie de titres éligibles, ainsi qu’un nouveau repo de délai de trois mois. Cette mesure a été préparée pour permettre aux banques de mieux regulier les flux de câché pendant la periodée d’incertitude.
Une autre mesure prise est la réduction du montant minimum de dépôt obligatoire à 3,5 % contre 4,5 % auparavant. L’objectif est clair: lib́rer plus de liquidité dans le système bancaire.
Toujours selon Arab News, la mesure du Qatar est conforme à la réponse d’autres pays du Golfe. Au début du mois, la Banque centrale des Émirats arabes unis a également lancé un paquet de résilience financier pour aider les banques à faire face à la pression due au conflit régional.
Le Qatar estime que son système bancaire reste solide, mais les effets du conflit régional restent prévus. Par conséquent, la banque centrale a ajouté un coussin ou des reserves de liquidité plus précocément pour prévenir que les pressions du marché ne se propagént plus loin dans le secteur financier.