Chine réfute les rapports selon lesquels SMIC aurait envoyé des équipements de fabrication de puces à l'Iran

JAKARTA - Le gouvernement chinois a fermement nígé les rumeurs selon lesquelles sa plus grande entreprise de semiconducteurs, Semiconductor Manufacturing International Corporation (SMIC), aurait envoyé du matériel de fabrication de puces en Iran. The Straits Times a rapporté vendredi 27 mars que Beijing avait qualifié ces nouvelles de «́informations fausseś» au milieu de la guerre qui a été provoquée par l’attaque des États-Unis et d’Israël contre l’Iran.

Le rapport, qui a été contredit, cite deux hauts responsables du gouvernement du président américain Donald Trump qui n’ont pas été nommés. Dans le rapport, SMIC est censé avoir commencé à envoyer du matériel en Iran il y a environ un an. Un responsable américain a même dit qu’il n’avait aucune raison de croire que les envois avaient cessé.

Mais lorsqu'il a été questionné lors d'une conférence de presse régulierée à Beijing le 27 mars, le porte-parole du ministeré des Affaires étrangerées chinois Lin Jian a avoué ne pas connâitre les détails du cas. Cela ne l'a pas été dérangé, il a tout de même attaqú la crédibilité des rapports qui circulent.

« Tout ce que je peux dire, c’est que ces derniers temps, certains médias sont très enclins à publier des nouvelles qui semblent vraies, mais qui sont en fait fausses », a déclaré Lin.

Selon The Straits Times, Lin a également déclaré que, une fois verifiés, de tels rapports s’averéaient avoir été des informations faussées. Il n’a toutefois pas déclaré plus loin les fondements de la verifiée.

Au 27 mars, SMIC n'avait pas répondu à l'AFP.

La position de la Chine dans le conflit iranien reste sensible. Pékin est connu comme un partenaire important de Téhéran, mais jusqu'à présent, il n'a pas annoncé d'aide militaire à l'Iran depuis le début de la guerre le 28 février. Dans le même temps, la Chine a maintes fois appelé à un cessez-le-feu.

Pékin a également condamné le meurtre du chef suprême iranien Ali Khameini par les États-Unis et Israël. Mais la Chine a en même temps déclaré qu'elle n'était pas d'accord avec les attaques iraniennes contre les pays du Golfe, qui abritent des bases militaires américaines.

Le diplomate chinois de haut rang Wang Yi, dans un entretien téléphonique avec le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi cette semaine, a écrit The Straits Times, a dit que toutes les parties devaient saisir toutes les opportunités pour entamer un processus de négociation de paix.

Cette affaire montre que dans le milieu d'une guerre qui s'étend, le conflit d'informations fait partie de la lutte politique et diplomatique.