Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies condamne les attaques iraniennes contre les pays du Golfe
JAKARTA - Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a condamné mercredi les « attaques odieuses » de l'Iran contre ses voisins du Golfe, appelant à une « réparation » complète et rapide pour toutes les victimes de ces attaques.
Le Conseil, composé de 47 pays, a soutenu une résolution présentée par six pays membres du Conseil de coopération du Golfe (GCC) et la Jordanie condamnant les actions de Téhéran visant à fermer le détroit d’Ormuz et exigeant de l’Iran de cesser immédiatement « toutes les attaques sans provocation », a-t-on appris d’Al Arabiya et d’AFP (26/3).
La résolution non juridiquement contraignante et soutenue par plus de 100 pays a été adoptée lors d’un débat urgent du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève, en Suisse, sur « l’attaque iranienne dans le golfe », qui s’est tenu mercredi, selon le site UN News et le ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis.
Au cours de la session, le représentant de l'Arabie saoudite au Conseil des droits de l'homme des Nations unies, l'ambassadeur Abdulmohsen bin Khothaila, a déclaré que « l'agression iranienne n'était pas justifiée », soulignant que l'Iran devait répondre de ses actes.
Il est connu que les États-Unis et Israël ont lancé des attaques contre l’Iran le 28 février qui ont tué leur chef suprême et déclenché une guerre au Moyen-Orient.
Téhéran a réagi par des attaques de drones et de missiles dans toute la région, y compris des attaques contre les pays du Golfe voisins qui ont déclaré qu'ils n'étaient pas impliqués dans le conflit et n'autorisaient pas l'utilisation de leur territoire pour lancer des attaques.
Selon les calculs d’Al Arabiya, l’Iran a lancé plus de missiles et d’engins téléguidés vers les pays du Golfe que vers Israël depuis le début de la guerre, environ 85 % des attaques visant les pays du Golfe contre environ 15 % visant Israël.
L'Iran contrôle également le détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique par laquelle passe un cinquième du pétrole mondial.