La Russie impose une amende de 7,3 milliards de roupies à Telegram pour avoir échoué à supprimer du contenu interdit

JAKARTA - Le gouvernement russe a infligé une amende à l’application de messagerie instantanée Telegram d’environ 432 366 dollars É.-U. ou environ 7,3 milliards de roupies indonesiennes pour avoir failli supprimer du contenu jugé illicite par les regulateurs du pays.

Selon un rapport de l’agence de presse Interfax, le tribunal russe a décidé de prononcer des sanctions après que Telegram n’ait pas répondu à la demande des autorités de supprimer un certain nombre de contenus considérés comme de la matière interdite ou extrémiste.

Telegram est l’une des applications de communication les plus populaires en Russie, largement utilisée pour des conversations privées, des discussions de groupes, jusqu’à la diffusion d’informations publiques. Cependant, les regulateurs russes au cours des précédents années ont intensifíé la surveillance des plateformes numériques considerées comme non conformes aux réglements de contenu national.

L’entreprise estime que les accusations ne sont pas entièrement fondées. Telegram a déclaré que la pression exercée par les autorités russes était soupçonnée d’être liée aux efforts du gouvernement pour encourager l’utilisation de l’application de messagerie soutenue par l’État appelée MAX.

Ce conflit montre les tensions de plus en plus fréquentes entre le gouvernement russe et les entreprises technologiques privées qui opèrent dans le pays. Les réglementations numériques en Russie au cours des dernières années sont de plus en plus strictes, en particulier en ce qui concerne la surveillance des communications en ligne et la distribution d’informations sur Internet.

Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont également souligné la situation de la liberté d'expression en Russie, qui est de plus en plus limitée. Ils ont dit que le gouvernement avait intensifié la pression sur les sites d'information critiques, les services de réseau privé virtuel (VPN) et les personnes qui s'expriment par le biais de plateformes numériques.

D'autre part, de nombreux Russes continuent de compter sur Telegram comme principale mécanisme de communication, que ce soit pour des conversations privées ou des discussions de communauté. Cela rend les politiques de la reglération souvent inquietan-tes parmi les utilisateurs quant à la possibilité d'interférences de services ou de restrictions d'accès.

La nouvelle amende ajoute à la longue liste de différends entre Telegram et les régulateurs russes, et illustre les défis auxquels les entreprises technologiques étrangères ou privées sont confrontées lorsqu’elles opèrent dans un pays avec des réglementations très strictes sur le contenu numérique.