Iran demande aux États-Unis de baisser leurs exigences pour que les négociations nucléaires puissent être conclues rapidement

JAKARTA - Le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi a recommandé aux États-Unis (États-Unis) de baisser la main afin que les négociations nucléaires atteignent rapidement un accord.

Araghchi a dit cela lors d’une conversation téléphonique avec le ministre des Affaires étrangères égyptien Badr Abdelatty après la troisième ronde de négociations nucléaires indirectes entre l’Iran et les États-Unis à Genève hier.

« Le succès dans cette voie exige la seriosité et le réalisme de l’autre partie et évite les erreurs de calcul et les exigences excessives », a déclare Araghchi vendredi 27 février, citant l’AFP.

Araghchi n'a pas expliqué quelles étaient les revendications auxquelles il faisait référence, mais les États-Unis, en lien avec les négociations nucléaires, ont souvent fait pression sur le programme de missiles balistiques iranien et ont à plusieurs reprises décrit les capacités d'enrichissement de l'uranium de Téhéran comme dépassant la ligne rouge.

Mardi, le président américain Donald Trump a accusé dans son discours sur l'état de l'Union l'Iran de vouloir développer des missiles pouvant atteindre le continent américain.

Trump a également accusé l'Iran d'essayer de reconstruire son programme nucléaire, qui a été la cible d'une attaque américaine l'an dernier.

« Ils ont développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases à l’étranger, et ils s’efforcent de construire des missiles qui atteindront bientôt les États-Unis », a affirmé Trump.

Dans le même temps, le ministre des Affaires étrangères américain Marco Rubio a également accusé l'Iran de « ne pas enrichir d'uranium actuellement, mais d'essayer d'atteindre un point où ils pourraient finalement le faire ».

Rubio a ajouté que l'Iran « refusait » de discuter de son programme de missiles balistiques et « c'est un gros problème ».

L'Iran a déclaré à maintes reprises que son programme de missiles faisait partie de la capacité de defence du pays. L'Iran a déníe également de révoquer l'enrichissement de l'uranium, insistant sur le fait que son programme nucléaire n'avait qu'une vocation pacifique.